Salut les lapinous,
Je ne sais pas encore si j'aurais le temps de finir cet article avant de partir* donc je commence et je terminerais demain ou lundi, sûrement avec un ton différent car du jour au lendemain, mon inspiration peut varier du jour à la nuit.
* Si vous voulez savoir où je vais : au game de NUGGETS (l'équipe de Basketball de Denver, qui fait partie de la NBA !). Vous en saurez plus bientôt mais je tiens quand même à préciser que le nom ne vient pas de "chicken nuggets" (dommage, je me faisais une joie d'imaginer la mascotte) mais des "gold nuggets" qui signifient pépites d'or, le Colorado étant la région par essence de la Ruée vers l'or et Denver en étant le centre des pionniers... Soyez patients, le résumé complet avec joueurs + cheerleaders digne d'un vrai journaliste sportif de Tout le sport arrivera demain.
Ce que je vais vous raconter aujourd'hui, c'est l'incroyable journée (très courte ceci dit) que j'ai passé à Eldora.
Hier soir, je me couche assez tôt après un diner avec des amis de ma famille, on a commandé chinois, des bonnes nouilles au tofu, miam, plein de sucres lents et de protéïnes pour être en forme. Malheureusement, l'excitation totale qui me hante depuis 3 semaines (mon snowboard dort à côté de moi, pas dans le lit, je suis pas si tordue, mais contre mon mur près de mon lit, alors imaginez pourquoi j'ai des problèmes de sommeil) m'empêche un peu de dormir. Puis, je devais être rentrée à 16h dernier quarat à Longmont (compter une heure pour le trajet Eldora + Longmont) mais le bus schedules d'Eldora-Boulder n'était pas du tout pratique. J'avais le choix entre partir d'Eldora à 13h ou ne pas y aller car ça faisait trop court. Après moultes hésitations et mauvaises consciences (Marine devait louer ses skis et je l'imaginais mal payer 50$ juste pour une demie journée), Marine me texte en retour à 6h du mat : "je m'en fous des 50$, let's go ! On n'a qu'une vie". Je saute dans mes collants, mon pantalon-douze-mille-fois-trop-grand-de-rideuse-des-années-90, ma polaire et mon bonnet. Et hop, je prends la voiture direction Boulder où je rejoins Marine et nous nous garons à la gare routière (un parking gratuit, allelujah !) pour prendre le bus de 8h10 (J'ai envie de vous préciser que j'ai roulé sur un renard mort en plein milieu de la route, ça m'a traumatisé). 45 minutes de bus et de Marine qui parle très fort dans le bus (j'ai du lui dire 100 fois "marine, tu parles fort" comme je déteste faire !), de paysages magnifiques (les gorges et les canyons dans le colorado, c'est juste SPLENDIDE) et du bourrage de crâne à Marine : "si tu dis que tu as peur tu n'y arriveras jamais" (elle n'a fait du ski que 2 petites semaines dans sa vie) (elle est belge et y a pas de montagne en Belgique), nous arrivons à Eldora Ski Resort. Alors, rien à voir avec nos stations avec chalets, magasins souvenirs où tu peux acheter une marmotte empaillée, non, juste deux bâtiments, un pour la location, un pour un resto. Marine loue son matériel.
Et là, c'est la crise.
Nous prenons le seul télésiège ouvert que nous voyons (il y en avait deux, ce n'était pas bien compliqué). Premier hic : il n'y a pas de barres de sécurité qui se rabat. C'est étrange comme sensation. Les premières fois, tu fais pas la maligne à sortir ta crème solaire de ton sac à dos. Marine panique à bloc. "Je vais jamais y arriver, et si y a pas de pistes facile ? Agathe j'ai peur. Mon dieu je transpire car je panique. J'ai trop peur. Je crois que je vais vomir. "
Sauf que moi, la peur chez les autres, je la traite à grand coup de "tu vas te bouger le cul et tu vas voir que tu vas y arriver, si tu restes là à rien faire, tu n'y arriveras pas" (elle devrait témoigner d'à quel point j'ai été sans coeur ce matin). Je lui avais juré qu'il y avait une verte en haut. Faux. Deux bleues. Elle panique encore plus qu'à bloc.
Je fais mes premiers virages. Ma planche vole. C'est génial. Marine quant à elle, hurle, littéralement. "aaaaah" en position de poule : chasse-neige, genoux pliés, à fixer ses skis. Donc je fais juste deux trois virages vite pour kiffer un peu et je vois qu'elle n'a pas bougé d'un mille donc je l'attends. Je lui dis de venir jusqu'à moi. Elle : "noooooon, c'est trop pentu" (le principe du ski, descendre des pentes). Et puis vas y qu'elle se jète à moitié par terre au lieu de faire un beau virage. Vas y qu'elle dit "non non non je vais descendre sur le cul". Moi : "hors de question, tu gardes tes skis au pied et tu écoutes ce que je te dis". Voilà comment Agathe, qui n'a jamais fait de ski de sa vie a donné des conseils pour apprendre le ski : "regarde la piste et pas le bout de tes skis", "tourne", "garde tes skis parallèles", "croise pas", "plie ton genou gauche" etc... Puis, vu que c'était une piste bleue, un beau schuss et un beau plat se faisait deviner donc je lui dis que je vais prendre de la vitesse pour ne pas à avoir à ramer. Je l'ai attendu 10mn, j'ai eu le temps de mettre de la crème solaire. Elle est tombée, son ski est allé dans les sapins. Et elle criait sûrement encore.
Finalement, doucement mais sûrement, elle l'a descendu cette piste bleue. Comme quoi ma théorie de "devant le difficile, lance toi au lieu de dire que tu n'y arrives pas" ça marche. Et je ne vous raconte pas les progrès qu'elle a fait en 3h : plus de cris, des virages, etc... Après avoir fait plusieurs pistes vertes, elle a même refait 2 fois la bleue. La première fois, je l'ai fait avec elle mais je l'ai attendu 20mn en bas donc la deuxième fois, elle descendait et moi pendant sa descente, j'en ai fait une autre et j'ai repris le télésiège le plus lent de l'histoire de l'humanité des télésièges, assise à côté d'un quadragénaire habillé en indien et avec une peau de renard mort sur la tête (je ne plaisante pas, je me suis tellement mordue la lèvre pour pas rire que j'ai saigné) et j'ai rejoint ma skieuse zebrée préférée aux 3/4 de la piste qu'elle faisait. Puis, elle est allée faire des pistes vertes et moi j'ai repris le télésiège deux fois, une fois toute seule, flippant dans ce truc sans sécurité et une fois avec un mec gentil, j'en suis sûre qu'il était canon en plus. On a tapé la causette pendant les cent ans et demi du trajet. Il fait partie du ski club de Boulder. Il a rien que trois pass qui lui donne accès à 8 stations différentes. Il me dit qu'aujourd'hui, il se faisait chier alors il a pris sa voiture et est monté skier. J'aime cette mentalité. Il me dit qu'on va se revoir sur les pistes etc. Trop cool. Gentillement, il m'attend, je suppose pour qu'on fasse la piste ensemble. Sauf que voilà (si jamais du personnel d'hôpital psychatrique lit ça, merci me de donner du répit avant de m'interner), agathe est tordue.
J'avais manifestement un nouvel ami de ski. Et au lieu de descendre avec lui. J'ai foncé. Je ne suis jamais allée aussi vite. Je lui ai mis la moitié de la piste dans le nez. Et le pire, c'est que je ne lui ai jamais dit au revoir. Et qu'arrivée en bas, j'ai rejoins Marine (j'avais envie de lui dire "ptit joueur" mais je me suis gardée) j'étais surexcitée en disant : "j'ai complètement tracé un mec du boulder ski club, regarde il est toujours pas là. Je l'ai trop niqué !". Super contente de moi. De ma nouvelle planche. QUEL EST MON PROBLEME ? Au lieu d'enjoy sa compagnie, de me faire un ami, d'être sympa, il a du se dire que j'étais une fille mesquine et peste qui voulait juste lui mettre vingt-cinq virages dans les dents. Pourquoi j'ai besoin de le rendre minable (car pour moi maintenant, c'est un minable) et d'en rire avec un ricanement de sorcière "hin hin" ? Pourquoi est-ce que j'aime que les gens qui m'intimident et m'impressionnent ?
BREF, je vous l'avais dit, je n'ai pas le temps de finir. Adieu. A demain, lundi, mardi, qui sait.
***
Et voilà la suite, comme je vous l'avais promis.
Après cette dernière piste, nous avons pris le bus direction Boulder avec Marine, excitées et satisfaites de notre journée. En passage furtif à Longmont, je vous ai écrit un petit peu d'article, pris une bonne douche bien chaude et je suis allée prendre le bus pour Denver Downtown, afin de rejoindre Julia, son frère et des copines à elle pour aller au match de basket. Je crois que j'ai eu le pire chauffeur de bus du monde : il s'arrête en plein milieu des intersections, grille des feus rouges et j'en passe. Franchement, je suis pas une peureuse en général mais alors là, j'étais cramponnée à mon fauteuil. Moi qui voulait dormir, c'était pas possible. Bon, en même temps, il faisait à peu près 4°C dans le bus donc m'endormir aurait été tâche difficile.
J'ai attendu Julia quarante minutes, le temps de faire un petit tour à la tattered bookstore, la librairie la plus belle de tous les temps. J'aime tout. L'architecture en briques jaunes du bâtiment. L'intérieur en bois. Les libraires (oh oui). Le coffeeshop. Leur sélection de magazines français (ils ont tout ceux que j'aime). Puis ensuite j'ai perdu l'usage de mes doigts de pied en attendant Julia tellement il gelait. Un mec m'a trouvé sûrement très comique car j'avais mon manteau nounours, un bonnet, une capuche et pour tenir la capuche bien comme il faut sur ma tête, j'avais entortillé mon écharpe autour de mon cou et la capuche. J'avais l'air d'être au Pôle Nord donc il m'a pris en photo... Chacun son trip comme on dit. Franchement, à ce qu'il paraît, en décembre / janvier / février il fera encore plus froid, ça me fait peur car j'aime le froid et pourtant, hier, j'avais envie de pleurer/vomir tellement je me les pelais. Ok, j'avais une journée de snow et beaucoup de fatigue dans le sang. Mais quand même.
Nous arrivons donc au Pepsi Center (tous les stades sont sponsos par une grande marque. Je ne sais pas si c'est de boissons, mais par exemple, le stade de baseball énorme s'appelle le Coors Center (bière) et celui de basket, le Pepsi Center (je vous explique pas ce qu'est le pepsi ? Si ? une sorte de dérivée de coca, un coca pour tapettes quoi), j'imagine un stade appelé "Orangina stadium" ou alors "Stade 1664"). A peine arrivée en bas, je sens une odeur de pop-corn qui me chatouille les narines. on monte les escalators et là, je découvre le temple de la malbouffe, dans les couloirs menant aux tribunes : hot dogs, pop corn, burgers, chili con carne, chips au fromage... Mais ce n'est pas tout, pendant le match, j'ai du voir une dizaine de vendeurs déambulants dans les gradins avec des glaces, des barbapapas, des bonbons, des cacahouètes. A en voir la famille assise sur la rangée devant nous, le but lorsque tu vas voir un match, c'est d'ingurgiter le plus grand nombre de choses hypercaloriques possible ( Ou alors c'est un truc de familles beaufs de middleclass américaine avec beaucoup de gênes mexicains).
L'autre truc qui m'a frappé pendant le match, c'est l'animation qu'ils font. Franchement, ceux qui kiffent vraiment voir les joueurs jouer, ils doivent péter un câble, tu peux pas rester 5mn tranquille (bon aussi, au basket, ils font des pauses toutes les 5minutes à parler avec leurs 27 entraîneurs en costard-cravate) (ils ont vraiment 7 fois plus d'entraîneurs que de joueurs). Pompom girls (qui ressemblent plus à des gogo-danseuses ou des actrices de soft-porn), animateur qui gueule "I can't heaaaaaaaar youuuuuu", des panneaux lumineux qui clignotent avec Let's Go Nuggets, deux mascottes, des mecs qui courent avec des panneaux "get loud", des jeux du genre "le juste prix" en plein milieu du terrain, des dirigeables électriques qui jettent des objets dans la foule, des "DJ" (j'ai vraiment besoin de le mettre entre guillemets car il était nul nul) qui lancent des t-shirts, des interviews de joueurs, des pubs de sponsors, des concours dans la foule (le couple le plus mignon qui doit s'embrasser : je croisais les doigts pour que ça pas un couple et que du coup ils ne veulent pas s'embrasser, le mec qui imitait le mieux les cheerleader). Enfin vraiment, tu peux pas juste enjoy le jeu tranquilou. De toute façon, tout le monde bouge autour de toi, et crie, et hurle "LET'S GO NUGGETS" et te font mettre la main sur le coeur pour l'hymne américain (moi j'ai fait des photos, aucun respect, honte à moi).
L'Amérique, la vraie. Je l'ai vécu. Celle de la junkfood sans fin, des événements sportifs qui réunissent toutes les classes sociales, du surentertainement.... Et ceux qui me diront que ce n'est pas de la culture, je leur dirai qu'au contraire, c'est la plus belle étude socio-anthropologique que j'aurais pu faire hier soir (oui, vous vous n'imaginez quand même pas que j'allais suivre le jeu !). J'ai observé les familles avec plein d'enfants (et ça allait du nourrisson aux ados), les étudiants, les jeunes travailleurs, les couples qui sont là en rendez-vous romantique, les hommes seuls, les lycéennes. Et de tous les milieux. Même si je n'ai pas forcément aimé l'ambiance, ni les odeurs de graillons. J'ai aimé vivre cette expérience, mine de rien, assez émouvante. Je me demande si c'est celle de l'événement sportif ou celle de la culture populaire américaine... Je ne peux pas comparer avec un match de foot français, vous m'excuserez, car jusqu'à présent, je les évitais comme la mort, mais désormais, je réfléchis de plus en plus à faire un tour à Gerland lors de mon prochain séjour lyonnais. (Je vous le répète encore, les Etats-Unis me transforment...)
Quant à aujourd'hui, après une courte nuit de sommeil (je ne sais pas si j'ai besoin de le préciser à chaque fois car ça devient une habitude), j'ai renfilé mon pantalon de ski vingt-sept fois trop grand et j'ai attendu copine Julia et son frère Max qui venaient me chercher pour retourner à Eldora. Journée très longue de ski. Il a neigé pas mal donc on avait une neige plus-que-parfaite. C'est marrant car quand il neige, il y a du soleil en même temps ici. Le Colorado est vraiment l'endroit le plus parfait du monde. Je crois que je vis au paradis. Franchement, il fait beau, c'est beau, y a des montagnes, des champs, des vaches, des biches et des renards. Des gens cools. On s'est bien amusé toute la journée. J'ai réutilisé ma fonction "parler allemand". C'était la galère au début mais à la fin de la journée, ça s'est bien passé. A l'inverse du snowboard, ce matin, malgré la neige, ça allait super bien, j'avais des ailes. Mais mon cumul de fatigue m'a fait faire n'importe quoi : roulé boulé au ralenti, tomber sur les fesses juste avant le télésiège en voulant ramasser le bâton de max qui venait de se casser la figure (résultat, on était étalés à plat ventre l'un à côté de l'autre en train de se bidonner), oublier de s'asseoir sur le télésiège, chanter fort, aller vite et faire des sauts débiles... Enfin, vraiment niveau technique, berk berk mais je me suis bien amusée avec mes copains de ski.
Et sur le retour, la fatigue m'a eu. Pour de vrai.
Nous nous sommes arrêtés sur le chemin pour faire des photos du paysage à couper le souffle (j'ai l'impression de toujours dire ça mais je sais plus le décrire autrement). J'ai voulu monter sur la barrière de sécurité le long de la route car tous les 2m, il y avait une sorte de poteau en bois, assez stable. Je monte dessus. Ça se passe bien. Mais ma photo est ratée car je suis trop naine pour ne pas avoir que des arbres dans mon champ de vision. J'essaye un poteau un peu plus loin, je m'élance pleine d'entrain et grimpe avec mon pied gauche et là, le poteau n'était pas du tout fixé et donc a tourné et Agathe-la-fille-trop-douée, est tombée à califourchon sur la rambarde. Mais plus sur ma fesse gauche que sur mon entrejambe. Ouf. J'aurais pu vraiment m'exploser la tête mais j'ai des abdos en béton (genre) et un équilibre aiguisé (genre bis). Au final, j'ai juste une coupure longue comme ma main sur la fesse gauche. Elle commence au milieu de ma fesse et fini en haut de ma cuisse. Je vous épargne le moment où j'ai du désinfecté sur la pointe des pieds de manière à voir mes fesses dans le miroir (oui, c'est vraiment pas facile tous les jours lorsqu'on mesure 1m52), à moitié tournée sur moi-même et en serrant les dents... Maintenant je boite car je vais avoir un gros bleu. Et ma famille se moque de moi "how's your butt ?" ou comme me dit ma kid, "you have a scratch on your awesome super star" (A.S.S. si vous utilisez les initiales, ce que les enfants disent pour ne pas dirent "ass" = cul). Je le vis bien mine de rien car tous mes "bobos" ont des histoires invraisemblables (je vous en rappelle quelques uns : le meilleur pote rond comme une queue de pelle qui me porte sur le dos car mes talons me massacrent les pieds et qui s'effondre à moitié sur le trottoir et la rue et que c'est ma cuisse gauche qui a supporté son poids et mon poids, sur le coin du trottoir - le jour de mes 20 ans. 2 ans et demi plus tard, j'en porte encore la trace... ou la fois où je suis tombée à califourchon dans un arbre en tombant d'une "falaise" ? ou la fois où je me suis fêlé le nez en jouant à colin-maillard ou que je me suis fait mal au pied en jouant à la poupée sur un vieux lit et que le lit est tombé sur mon pauvre pied.... ? J'aime rendre ma vie excitante si vous saviez... !)
Bref, je m'arrête là. J'ai un film pour enfants qui m'attend... et des frites (pour la 3ème fois en deux jours, rien ne va plus) à digérer.
Je vous aime et vous me manquez trop dès fois. Thomas j'avais tellement envie que tu sois sur les pistes avec moi. Profit, pareil, j'ai repensé à la fois où tu m'avais dit "je ne mets pas de la crème solaire au ski car j'ai du fond de teint alors ça me protège du soleil" et qu'au final t'avais été plus rouge que rouge (à moins que ce soit à Barcelone) et que je m'étais moquée de toi sans fin... je suis aussi rouge que toi aujourd'hui car je me suis dit que la crème hydratante devait me protéger et que le goût de la crème solaire me donnait envie de vomir. Râté.
Sinon autre point : malgré mon seasonpass à Eldora, je vais aller sur des pistes de grand, des vraies énormes pistes, dans des vraies montagnes où on est au dessus des sapins et où il y a des vrais télésièges qui vont vite (parait il même qu'ils ont des sièges chauffants) pendant la saison. Ça coûte cher mais ma board le vaut bien !
Bisous <3
Je me dois de revenir après ce film familial. On a regardé "Enchanted" (je crois que le titre français c'est "Il était une fois..."), l'histoire d'une princesse d'un vrai conte de fées qui se fait envoyer en plein coeur de Manhattan par la méchante horrible belle-mère / sorcière. J'ai souri du début à la fin, même ri par les centaines de clins d'oeil et l'ironie constante. Maintenant, j'ai l'impression d'avoir 5 ans. Je me sens pareil que quand j'ai vu Cendrillon pour la première fois : tout le monde est gentil, tout le monde est beau et un jour viendra, un prince charmant m'embrassera et ça sera le "true love's kiss" et on vivra "happilly ever after" avec notre écureuil qui parle et qui sera mon meilleur ami. Si seulement la vraie vie était comme ça, ça éviterait bien des peines... (Bon, ok, les princesses se tapent des accoutrements débiles, des princes qui sont neuneus et des sérieux TOC dont le premier est de chanter tous les instants de leurs vies, le deuxième de communiquer avec tous les animaux. Généralement, elles n'ont pas non plus inventé le fil à couper le beurre et voient tellement le bien partout qu'elles se font tout le temps avoir par la diabolique belle-mère.) (et pour ça, je veux pas me vanter mais je pense que je suis mieux que les princesses des contes de fées, sérieusement, une pomme rouge luisante offerte par une mémé moche qui porte une cape et a une voix grinçante, qui sort de nulle part au milieu de la forêt, tu me la fais pas deux fois...).
Sur ces mots, mon corps torturé par ses muscles qui ont trop travaillés ce week-end et sa fesse gauche qui va mal me supplie pour aller le coucher, je vais m'exécuter...
Je vous aime et regardez ce film, il rend heureux.
LoDo, Denver, en attendant Julia.
La fameuse librairie, même de l'extérieure elle est cosy et chaleureuse.
(Oui, toutes les lumières sont bien des décos de Noël)
Denver Nuggets / New Jersey Jets (Denver a gagné 107 pts vs 101 !)
Des cheerleaders d'une autre équipe, sûrement d'une high school. Pour vous prouver que se trimballer comme ça est tout à fait banal ici.
Les gogo danseuses, oups, cheerleaders.
Le seul et unique supporter des Jets était assis deux rangées devant nous. C'était marrant, tout le monde le taquinait, dans une ambiance bonne enfant. Fallait que je l'immortalise, il m'a fait rire.
Supporter des Nuggets / supporter des Jets
Coton candy ice-cream (glace à la barbapapa)
Le fameux dirigeable.
Encore les péta... pom-pom girls.
De la bouffe, encore et encore. Cette famille devant moi à acheter de tout !
Max (Julia's brother), Iris (une au pair) et moi
Des supporters que j'aimais bien.
Le plus grand basketteur qui a joué dans l'équipe des nuggets. Oui, je fais bien la moitié de sa taille. (Il s'appelle birdman pour son envergure et qu'il a presque le même tatoo que moi sur les chevilles, des petits oiseaux !)
Les allemands, c'est grand.
Lorsqu'on est ressorti, tout était glacé. On voit rien, c'est tout rouge mais en fait, c'est de la glace. Derrière, c'est Downtown Denver.
Quelques photos Iphone polaroïdés, de la triche mais c'est des nuages et des couchers de soleil et je les vénère en ce moment.
Le chat, freaked out par ma main.
ELDORAAAAA
Ma supercopine Marine et moi
La belle route pour Eldora, si seulement j'avais eu mon vrai appareil et pas mon iphone.
Juliaaa !
Ce petit truc est moi, j'aurais pu être debout et en pleine action mais non, Julia a pris la photo exactement 2 secondes après que j'ai fait mon roulé-boulé au ralenti car je la regardais elle au lieu de la piste. Génial, je tombe deux fois et faut qu'elle le prenne en photo. Derrière on voit loin loin les plaines du Colorado. (Eldora fait vraiment pas vraie montagne, je vous l'avais dit)
C'est exactement en voulant faire la même chose que Max que je me suis ramassée et c'est ce machin en métal qui m'a entaillé la cuisse. Mon pantalon de ski en revanche est plus que résistant. Aucune trace de la chute.
Julia.
(pleine de joie bonheur amour, tellement qu'on dirait que j'ai 7ans)
Night night !

2 commentaires:
Chérie j'ai juste explosee de rire en lisant l'anecdote du fond de teint et je précise que je suis dans le bus a cote d'un Fou qui parle tout seul et qui dit a un mur qu'il va lui exploser la tête!
T'as tout le temps la poisse avec tes compagnons de bus ma fleur :D ! C'était au ski ou à Barcelone le fond de teint ? Ça me fera rire toute ma vie je crois, tes pommettes rouge vif !
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