vendredi 26 novembre 2010

Merci Thanksgiving. EDIT

Salut les lapinous,

En ce lendemain de Thanksgiving, fête traditionnelle américaine, je pense qu'une balade en plein air s'impose. Ça tombe bien, le ciel est plus que bleu. Ici, dans le Colorado, je crois vraiment qu'un espèce de super pouvoir s'est accaparé du ciel et lui donne une couleur intense, tellement intense qu'on dirait qu'il sort tout droit d'un tube d'acrylique.

Pour ceux qui ne connaissent pas le principe de Thanksgiving, je vais me faire un plaisir de vous expliquer les origines (très approximativement)
Il y a bien bien longtemps, dans un temps où les ordinateurs et les bouilloires électriques n'existaient pas, des hommes très aventureux ont pris un grand bateau à voiles et se sont mis en tête d'aller découvrir les Indes. Ils avaient mis la barre à l'ouest. Et sur les premières terres trouvées, un brave gaillard du nom de Christophe Colomb a posé sa botte. Ainsi, se succédèrent des décades et des décades d'européens désireux de prospérité, qui virent s'installer sur la terre nouvelle... Les indiens (tout le monde le sait, s'ils s'appellent Indiens, c'est parce que ce benêt de Christophe n'avait pas capté que l'Amérique n'avait rien à voir avec le curry, le madras et le thé au jasmin...) invitèrent plus ou moins de leur plein gré les Pilgrim (les pères pèlerins) anglais, tout droit débarqué du MayFlower dans une baie du Massachussets et y fondèrent la colonie de Plymouth (ils n'étaient pas très originaux avec les noms, ils faisaient juste un copier-coller de leur contrée natale... D'ailleurs, c'est bien là qu'on retrouve tout le problème de la colonisation, à vouloir installer un double de son patelin d'origine de partout et ignorer totalement la culture de la terre d'accueil ... mais là, c'est un autre débat...). L'hiver 1620, il caillait grave. Beaucoup de pilgrim, malgré leurs couvertures en peaux de moutons, moururent dans d'affreuses et douloureuses circonstances (ça c'est juste pour faire plus rocambolesque). Mais un autochtone super cool, un "indien" nommé Squanto, motiva sa tribu pour aider les pauvres anglais affamés et grelottants  à pêcher, à chasser et à planter du maïs... Ainsi, en 1621, après la première récolte, on célébra trois jours de grâce pour remercier Dieu (à la base) de leur avoir donné des récoltes si fructueuses. En vrai, c'était la tribu de Squanto que les anglais remerciaient. Ils les invitèrent donc à manger des dindes sauvages. Et c'est comme ça que le festin de Thanksgiving a commencé... En 1789, alors qu'en France, tout le monde se tirait les cheveux car Marie-Antoinette était une petite égoïste qui gardait toutes les réserves d'or, d'argent, de sel et de blé pour son bon confort, George Washington déclara férié le jour de Thanksgiving. En faisant un alors une fête nationale.

Désormais, Thanksgiving est une journée d'abondance : de nourriture et de remerciements. Comme je vous le disais, on remercie tous ceux qu'on aime. Et on est thankful d'avoir un toit, de la nourriture, une voiture et un job. Par exemple. Et c'est ce qui rend cette fête unique. Car en France, des fêtes où on se goinfre, on n'en manque pas. Tout prétexte est bon à gratins dauphinois, méchoui, paëlla géante, couscous et j'en passe. Hier, on a mangé comme quatre, certes, cela fait partie de la tradition, mais ce qui m'a le plus "dépaysé", c'est les remerciements. Avant manger (je vous parle après de la bouffe quand même), chacun notre tour, nous avons expliqué en quoi nous étions "thankful"... Quand Mary a commencé, j'avais déjà les larmes aux yeux car la sincérité, l'amour et la reconnaissance sont pour moi les plus beaux sentiments qui existent. Elle a remercié Scott, les enfants, son job qu'elle adore et moi... Je sentais ma gorge se serrer. Et puis c'était au tour d'Alex, mignon qui a remercié tout très vite, un peu comme une obligation, comme si on lui tirait les vers du nez. Puis mon tour. J'ai remercié la famille entière de m'accueillir si chaleureusement et de me considérer comme un membre de la famille. J'ai remercié les enfants qui sont géniaux et qui sont vraiment bien élevés et adorables avec moi. J'ai remercié les parents d'être à la fois des boss, des parents et surtout, des potes trop fous et trop cools. Alors là, je vous ne raconte pas la montée d'émotion, j'avais la voix qui tremblait. Puis, je vous ai remercié vous. J'ai dit que j'étais thankful de vous avoir car vous étiez formidables que vous m'aimiez toujours malgré le fait que je sois loin et que je sois pénible. Et là, j'ai craqué. En l'espace d'une demie seconde j'ai pensé à vous tous, j'ai vu vos visages me sourirent, mes frères chéris, mes parents / beaux-parents, mes grand-parents, mes tontons & tatas, mes cousins, mes copains, mes copines... Je vous aime tellement...
Puis Emily a remercié à son tour et c'était trop mignon car elle nous a dit vraiment des trucs sensés pour une fille de 8 ans. Puis nous avons attaqué le dîner. Scott a préféré attendre d'avoir manger car son bon dîner préparé pendant 4 heures avec amour allait refroidir.

Maintenant, je vais vous faire saliver... Sur la table de la salle à manger, trônaient des pommes de terre sautées au four, des betteraves bonnes (oui, c'est la première fois que j'ai aimé des betteraves), des carottes à l'ail, des haricots verts, des tomates et des courgettes caramalisées aux herbes de Provence, de la purée de pommes de terre, de la farce (à base de pain, délicieux !), des oignons cuits avec des champignons de Paris et bien sûr, l'énorme dinde de 12 pounds... En dessert, traditionnellement, il y a une tarte à la citrouille, mais hier, nous avons eu du cheese-cake et de la glace à la vanille.

Vous comprenez pourquoi j'ai besoin d'aller prendre l'air ?

Le soir, nous avons regardé "A christmas story", un film qui a au moins 40 ans et qui est super mignon... Car ce qui marque Thanksgiving, c'est le début des festivités de Noël. C'est à partir de cette date, du dernier jeudi de novembre que les maisons sont ornées de guirlandes clignotantes, que les salons accueillent sapins, boules et chants de Noël (Mary est déjà en train de chanter à tue tête sur la version américaine de Noël Blanc : "oh quand j'entends chanter, Noël, j'aime à revoir mes joies d'enfants" Maman, je ne te remercierais jamais assez de nous avoir acheté lorsuq'on était petit la compilation le "top du Père Noël". D'ailleurs, Nathalie, 20 après, a trouvé le même CD et elle l'a acheté pour mon ptit frère... la même avec Jennifer, Sébastien etc... (c'est ça les noms, tom ? ) et que la course aux cadeaux commencent. D'ailleurs, aujourd'hui, le vendredi après Thanksgiving est appelé BLACK FRIDAY. C'est un jour où les magasins ouvrent à 2h du matin et font des soldes hallucinants. J'y suis pas allée. Faire la queue la moitié de la nuit dans le froid, avec le ventre près à exploser, non merci... (et c'est la folle du shopping qui dit ça...)

Voilà quelques photos du festin.... (qui maintenant marchent !) 














 Et là, c'est Scott qui s'amuse à faire des blagues avec des aliments... Quand je vous dis qu'ils sont cools et fous :) 

Puis comme au moment où j'ai écrit l'article, les photos ne marchaient pas mais qu'entre temps je suis allée me promener au Macintosh Lake avec les enfants, je vous fais part des photos car c'est MAGNIFIQUE ! 


Mes kids et moi, en ombre dans le lac glacé. 













 Ceci est un "woodspeaker" (je sais pas ecrire ce mot, mais c'est de la même famille que Woody). 












Love you mes ptits choux.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Agathe, tu écris magnifiquement bien, tu nous donnes envie et on nous fait tout ressentir.
HAVE FUN!

Gwen

Agathe a dit…

OH MERCI :) C'est trop gentil d'avoir autant de compliments pour ce blog, ça me fait plaisir !

Gaëlle ROUSSEL a dit…

coucou ma jolie cousine, quelle joie et quelle émotion de lire cet article, c'est une belle tradition en effet ! nous serons à Nanc pour Noel, et tu vas nous manquer, c'est sur, on te fais des millions de bisous, ici il commence à neiger, on a froid ... mercredi prochain, Lola aura 5 ans, on fête ça dimanche prochain et puis le samedi avec ses copines !!
à bientot, Gaëlle