lundi 17 janvier 2011

Scrubs et Dr House EN VRAI DE CHEZ VRAI.

Bonjour les lapinous,

Cet article va être extrêmement long car j'ai une tonne et demie de choses à vous raconter. Mais vraiment beaucoup beaucoup, alors vous pouvez prévoir des pauses au milieu.

Tout d'abord, je vais vous expliquer mon titre. Hier, alors que j'étais au plein milieu d'une belle journée à Eldora (la station de ski où j'ai un skipass), après avoir fait plusieurs pistes "Black Diamond" (j'adore ce nom) qui allaient bien, j'étais sur une bleue, méga facile, pour rejoindre le télésiège. C'est le genre de pistes pentue puis avec un gros plat, donc t'as besoin de prendre une grosse accélération et puis quand bien même, si tu vas pas vite vite vite tu t'ennuies sur cette piste. Mais bon vraiment, c'est pas ma vitesse qui est en tort dans l'histoire. Donc, alors que j'étais en schuss, un CONNARD de SKIEUR fluo (je déteste les skieurs qui se croient tous seuls et supra forts, généralement, ils portent des vêtements fluos méga dégueus) m'a coupé la route donc j'ai fait un gros roulé boulé, je sais pas comment, je sais pas dans quel sens. Je sais que sur le coup, j'ai eu mal au coccyx et mon cou a craqué, that's all. Je me relève directement après, termine mon petit bout de piste, et une fois en bas, je me rends compte que je suis méga sonnée. Que j'ai mal partout et que j'ai l'impression d'être passée dans une machine à laver. Au lieu de refaire une piste qui aurait impliquer de tracer très vite pour pas être en retard pour Marine, je me dis que je vais l'attendre là, faire une petite pause ne pourra pas me tuer. 15mn et je me sens de plus en plus vaseuse, de plus en plus de mal à bouger et j'ai mal à la main, super mal. J'arrive pas à fermer mes doigts. Marine arrive, je lui montre et elle touche ma main qui est gonflée et a une espèce de boule dessus, donc elle me dit d'aller voir le poste de secours, que de toute façon, on allait pas remonter vu que le bus arrive dans une heure et que j'ai pas les yeux en face des trous. A l'infirmerie, la madame me met de la glace sur la main et me dit de rentrer faire des radios. Puis, elle me pose d'autres questions, je luis dis que j'ai mal partout mais pas une douleur horrible, juste mal comme après une chute quoi. Puis, elle me touche les vertèbres, et arrivée à la dernière, ça me fait mal quand elle appuie dessus. Genre, ça me fait me tendre le dos. Elle panique. Elle appelle son copain, Docteur Méchant, qui me dit qu'il faut m'immobiliser, que si elle est cassée, ma vertèbre, suffit que je fasse un faux mouvement et ça me sectionne la moelle épinière et je reste paralysée, ou pire je meure. Alors il veut pas que je rentre en bus. Moi, au début, je voulais rien entendre. Je voulais même pas aller à l'infirmerie, je savais que j'avais rien à part un gros choc. Je suis déjà tombée plus fort sur la tête, j'ai déjà vu mon frère dans des sales états après des grosses chutes de snow, je sais que c'est pas cette chute qui m'aurait tué. Mais bon, quand un docteur te dit ça, qu'il sait ce qu'il dit, qu'il a ma vie entre ses mains, tu acceptes de descendre en ambulance à l'hôpital. Alors vas y qu'en plus du machin super désagréable autour du cou, ils m'allongent sur une planche en plastique, à laquelle ils me scotchent. Je ne peux RIEN bouger du tout. Et ça me défonce la tête, défonse les épaules tout. Je reste déjà une bonne heure et quart à Eldora sur cette planche, le temps qu'ils appellent l'ambulance, qu'elle monte. Puis qu'on attende un autre patient, un petit garçon de 9 ans, qui lui avait vraiment besoin d'aller aux urgences (il s'est tapé un rocher et un arbre en pleine tête, résultat, fracture du crâne et sang qui s'éparpillent dans le crâne, bichette). Puis qu'on sorte de l'ambulance. Puis que les infirmières se bougent pour me faire sortir de ce machin horrible. Le pire, c'était la descente en ambulance. 45mn la tête dans le sens de la pente, déjà que j'avais mal partout et à la tête surtout, ça n'a rien arrangé du tout. Je sentais toutes les bosses, tous les virages. J'étais comprimée. La sirène de l'ambulance cassait les oreilles. Vraiment, c'était pas cool du tout. Je pleurais tellement j'en pouvais plus. Le petit mec à côté de moi, son père faisait tout pour qu'il supporte le trajet mais à la fin pareil, il souffrait à mort, l'ambulancier lui a fait une piqûre je crois pour qu'il se calme, mais il me faisait trop de la peine.
Bref, à l'hôpital, ils me sortent assez vite de ce machin, je vois les lumières néons du plafond, les têtes d'infirmiers qui viennent me dire comment ils s'appellent (est ce qu'ils pensaient vraiment que dans ces moments là, t'es dans un état propice pour t'en souvenir ?). Ils m'emmènent faire les X-ray au bout de quoi, une heure et demie. Toujours pas un verre d'eau, toujours pas possible d'aller aux toilettes, toujours pas possible d'avoir un anti-douleur. Une heure après les radios (dans un tube, je suis allée dans un tube mais j'étais tellement dans le coltard que je m'en souviens plus !), Mary, ma host-mum arrive et demande à la nurse de se bouger pour me donner les résultats. Une demie heure après, elle me dit que c'est bon, je peux me lever et marcher jusqu'aux toilettes. J'ai plus aucune force nulle part mais par l'envie urgente que je retenais depuis 4h, j'ai réussi à marcher jusqu'aux toilettes. Elle revient au bout d'une heure, je n'ai rien de casser. Ouf. Ils finissent par me donner des anti-douleurs qui calment un peu la migraine. Je sors donc des urgences à 20h (je suis tombée vers 13h40-45), avec un traumatisme crânien, des contusions (mais aucun bleu, donc c'est bizarre) et un "étirement" des cervicales. Là, je suis shootée aux painkillers et aux médicaments qui relaxent les muscles, j'ai dormi 12h, j'ai un siège qui me chauffe le dos, donc ça va. J'ai la tête dans le pâté et une migraine toujours, des courbatures de absolument partout, à des endroits que je ne pensais même pas que j'aurais pu avoir des courbatures. Mais ça va passer. Le seul truc qui me fait chier, c'est que je vais pas monter à Eldora pendant at least, un mois. Et ça me saoule trop, ça me rend trop triste. Ça me rendait trop heureuse d'aller faire du snow le week-end, avec ma planche qui est géniale, mon pass... Je pense que ça ira très vite mieux car j'ai rien mais bon, on va prendre le temps de se remettre sur pieds. Je me sens un peu coupable car je savais que j'avais rien mais tout le monde me dit que c'était la meilleure décision à prendre. Je suis le trou de la sécu. Yay ! Au moins, j'ai pris l'ambulance pour la première fois de ma vie, j'ai testé les hôpitaux américains (pas pire qu'en France mais pas mieux du tout, les hôpitaux où tous les docteurs sont beaux et drôles, ce n'est que dans les séries).


Sinon, retour au début de ma semaine. Dimanche dernier, un peu déprimée, il me fallait des projets pour penser à plein de choses. J'ai donc décidé de prendre une carte horriblement chère d'auditeur libre à la prestigieuse Colorado Universitaire. 1143$ plus tard, j'ai commencé la fac ! J'ai choisi trois cours : Writing in the visual arts, Avant-garde films and the arts et Deviance in the U.S. Society. Le premier est mon cours préféré, c'est super super intéressant, c'est un peu le cours qui définit tout ce que j'aime dans mes études : écrire pour le fun, écrire pour des recherches, de la philo, de l'histoire de l'art, de la création, de l'esthétique.. Tout pour plaire à Agathe quoi. Le deuxième, prof géniale, sujet super intéressant MAIS il y a une demie-heure pendant laquelle on regarde des sortes de films assez étranges, assez expérimentaux qui généralement, me laissent stoïques. En fait, je sais pas apprécier un film dans une salle pleine d'autres gens, c'est mon côté élève pas sage, ça m'endort et j'arrive pas à me concentrer donc, bon, ça va que je suis pas notée pour les cours car j'aurais fait comme le cours qu'on avait à Weimar, europäische filmgeschichte : dormir ou lire pendant les films et ensuite écrire 20 pages sur un film que j'avais jamais vu, choisi au pif, ahah. Le dernier, c'est un cours de socio, un amphi gigantesque, à la Lyon 2, avec des gens dans les marches et du matériel qui ne fonctionne pas trop. La prof est timbrée, complètement timbrée. Le cours parle de déviance et au lieu d'expliquer ça avec des termes académiques, elle nous balance un joli "this class is about sex, drugs and rock n' roll". Sweet. Elle nous parle de son passé de dépendantes, de ces liens avec la cocaïne (bah oui, que voulez vous, elle écrivait un mémoire sur le trafic de coc aux USA, comment aurait elle pu parler de ça sans elle même passer par un dealer ?), de comment le cannabis lui permet de se sentir bien... mais que maintenant, sa drogue préférée, c'est l'alcool car c'est une drogue sociale, que tu peux prendre avec des amis, dans l'avion et même lors de certaines conférences... Enfin, bref, une vieille soixante-huitarde, toujours hippy, complètement grillée du cerveau, qui rigole pour un rien... Le problème, c'est que ça me fait courir un peu pour être à l'heure pour les kids donc je ne suis pas sûre de pouvoir rester dans ce cours. Il faudrait que j'en trouve un entre 11h et midi et demi, et les seuls que j'ai trouvé, c'est un cours d'histoire de l'architecture ou de principes de la publicité. Je vais écrire aux deux profs et j'irais avec celui qui m'accueille. Donc voilà, si je ne vous ai pas donné de nouvelles les dernières semaines, et que je donne pas de nouvelles le mardi et le jeudi, c'est pas que je fais la gueule ou que je vous ignore, c'est que je suis grave busy ! 

Quant à ce week-end, ne voulant pas rester à la maison à déprimer, j'ai mis les voiles vers Boulder pour une petite rando avec Marine. Rando qui se finit en séance photo plus qu'autre chose. En se garant à Boulder, on peut monter vers des grandes roches rouges, magnifiques, avec une magnifique, magnifique vue. (Beaucoup de magnifique mais vu mon état de fatigue, excusez moi si je ne trouve pas le vocabulaire adéquat. Ces médicaments et ma migraine qui ne passe pas, ça aide pas vraiment à avoir les yeux en face des trous.) Et le plus agréable dans tout ça, ce n'était pas que la beauté du site, mais la météo clémente qui nous permettait de marcher en t-shirt et d'avoir chaud, alors que l'avant-veille, le thermomètre était passé dans les négatifs (en Fahrenheit, donc très très très froid en Celcius), à tel point que toute la famille et moi avons été bloqué dehors (pas longtemps car je suis un génie) (précision : un génie quand je bois des margaritas, sinon, dur dur) car le boitier du digicode avait gelé donc on ne pouvait pas rentrer dans la maison. Mais, (c'est là que le génie arrive), j'ai soufflé sur le boitié pendant un petit moment, jusqu'à ce que ma tête tourne et que le boitier revienne à la vie. A tel point aussi, que j'ai du gratter la voiture à l'extérieur et à l'intérieur du pare-brise pour enlever la glace. A tel point que la route était devenue une patinoire ! 
Puis, retour à vendredi, on a mangé en terrasse, au soleil, une bonne salade tomate-mozza, avec nos lunettes de soleil, franchement, rien de plus agréable ! Suivi d'une petite séance shopping où j'ai trouvé dans ma boutique vintage chérie (à vrai dire, c'est plus le vendeur qui me plait que la boutique, mais j'y trouve beaucoup de choses), un pull noir et doré des années 80 magnifiquement splendide ! Puis, nous avons pris la direction de chez Marine, où sur la route, nous avons découvert une boulangerie qui fait des VRAIES baguettes comme en France, on s'en est descendu une à deux en moins de dix minutes... On était mal après mais dieu que c'était bon. (puis bon, on a pas trop culpabilisé car on a fait une demie heure de gym intense ensuite pour éliminer). 

Le soir, alors qu'on avait prévu une soirée réparatrice (c'est à dire, se faire belle, sortir dans des bars et se faire payer des verres par des hommes beaux et virils, ça remet du baume au coeur et un petit coup de pied qui fait remonter l'estime), on s'est retrouvées à jouer au bowling (je hais le bowling) avec l'agence d'au pair de marine (je hais la plupart des filles aux pair car elles sont vraiment neuneus). Et alors que je hais ça du plus profond de mon âme, j'ai, par je ne sais quelle opération du saint esprit, accepté de porter ces chaussures hideuses et mettre mes doigts dans les trous crados de ces balles. Et comme par magie, vraiment, j'ai gagné la partie. Faut dire, on jouait contre des filles qui ne devaient pas avoir plus des 10 neurones à elles toutes, qui avaient un peu la forme d'un culbuto, donc si elles se penchaient trop elles auraient sûrement rouler avec la balle, et qui surtout n'avait aucune classe (alors qu'on est d'accord, sans classe, on n'arrive à rien). MON DIEU BRULER MON CORPS EN ENFER S'IL VOUS PLAIT. Voilà, c'est dit, je suis un monstre qui critique tout le monde, mais là franchement, c'était des "people of walmart", et ceux qui sont déjà aller à Walmart savent de quoi je parle. Bref, changeons de sujet, nous sommes donc redescendues, Marinette et moi, sur Pearl Street (on était à la fac au bowling donc en haut de la colline), en talons de facile 10 cm, j'ai cru mourir de la jambe. On a testé notre resto préféré sauf qu'avant même d'être assises, quand je demandais une bière au bar, ils m'ont dit "no no, french ID isn't an official ID." Fuck off. Sérieusement, ça commence à me gaver qu'ils aiment pas ma carte d'identité. Donc on est allé dans un autre resto, où c'était l'happy hour, donc on a bu des Margarita à 3$ et manger du brie chaud français pour 4$. Bon, on a encore fait les vaches et on s'est remplies de succulentes frites maison. Histoire d'avoir des forces pour arpenter les comptoirs. Sauf qu'en fait, on a rencontré des "copains" et donc on est allé dans une soirée dans une maison mais vu que l'ambiance était weird, on a pris un taxi, thanks god, pour rentrer à la maison (chez Marine). Déprimée de la life, on s'est dit "allez, viens on va dans le jacuzzi, avec du chocolat, ça va nous faire du bien.". On enfile nos bikinis, on marche dans la neige pieds nus et on saute dans le hot tub méga chaud. On panique une première fois car on entend des cris de hyène. Je sais, vous nous croyez pas, mais vraiment, c'était vrai. On les entendais tuer un pauvre animal sauvage dans les prairies derrière. Si c'était pas des hyènes, on a regardé sur coloradowildlife.com, c'était des coyotes. Mais ça faisait peur. Et puis, une fois un peu plus relaxées, moi qui suit une vaillante courageuse, je sortais un peu de l'eau, enfin, juste le buste, pour voir ce qu'il se passait et là, à 1m de moi, un renne me regardait et s'est mis à courir comme un fou. PANIQUE. MARINE AAAAH Y A UN CARIBOUUUU DANS TON JARDIIIIN ahhhh ! On s'est mises à crier et à se serrer comme des mongoles. Finalement, on n'a pas fait long feu dans la jacuzzi et on est allées se coucher, sur un echec. 

Samedi matin, départ au ski et vous connaissez la suite.... J'arrête mon roman là, je vous donnerai des photos quand j'aurais récupéré celles de Marine. 

Bisous mes copains d'amour <3

Aucun commentaire: