Bonjour !
Je carbure en production d'articles ces derniers temps, ça vous prend du temps et ça m'occupe. J'aime bien. Surtout que là, j'ai de quoi réfléchir. Comment retranscrire des fous rires et une soirée arrosée drôle dans un article succint, intelligent et organisé ? Plus particulièrement, comment faire ça avec des remontées d'alcool 12h post-ingestion ?
Ok, donc par toute logique rationnelle, je commence par le début. Ouah. Déjà Agathe, tu as passé l'étape 1. Bravo !
Vendredi, hier. Je rejoins Marine et sa soeur Amandine en visite dans le colorful Colorado pour plus d'une semaine. Marine m'en a tant parlé et j'ai vu tellement de photos que c'est chouette de la voir en vrai. Je suis super à la bourre et j'en profite pour m'excuser pour ma nouvelle habitude (là, Anaïs et les autres que j'engueule et que j'ai maudit pour leurs retards ABUSIFS (oui), je vous vois criser devant votre ordinateur !) : Ce n'est pas ma faute, j'ai attrapé le virus je suis TOUT le TEMPS en retard depuis Paris. Pardon Marine. Bref, passons, là je m'écarte du sujet donc ça va plus. Les ayant retrouver et avant de trouver une place de parking, nous expérimentons la banque Drive-In du 29th street Mall. Ce moment fut magique, une des plus grandes expériences de ma vie je crois. De un, je ne comprenais pas par où fallait rentrer en voiture. De deux, je m'étais mise trop loin de la borne et mes petits bras n'atteignaient pas les boutons (comme d'hab, je sais pas faire ça, être proche des bornes, et puis dans tous les cas, j'ai des petits bras). Donc je devais descendre de ma voiture pour ouvrir le tube magique. Le banquier - qui me parle par un micro spécial - m'envoit des trucs par un tube à air comprimé, un gros tuyau qui passe au dessus des voitures (magique, right ?). Débile agathe ne pige rien au fonctionnement, appuie sur des boutons et le tube magique s'envole dans le tuyau magique avant même que j'ai mis quelque chose dedans. Donc le banquier qui se fout bien de ma gueule me le renvoie et marine qui ne connait pas son numéro de compte me donne sa visa et son cheque pour que je le mette dans le tube magique pour l'envoyer par le tuyau magique pour que le banquier puisse l'avoir. Les deux soeurs rigolent bien, moi j'ai honte car c'est moi qui fait tout. On y arrive, enfin, j'y arrive et le banquier nous dit "au revoir" en se moquant de nous.
La morale : la flemmardise de l'Amérique est hallucinante mais du coup, on se croirait un peu dans Retour Vers le Futur avec ses tuyaux magiques. J'adore. J'ai envie d'en faire un qui va jusqu'en France, comme ça, PAF, un coup d'air comprimé et je serais là. Thomas, ça ressemble à ton patator.
Puis, on se gare pour faire du shopping à Anthropologie, je ne connaissais pas, c'est beau. Surtout la déco. J'ai pas craqué pour des bols car ça va être galère à ramener en France, en Suisse ou je ne sais où. Mais ils étaient beaux ! Puis j'ai mangé le meilleur bagel que je n'ai jamais mangé. Cinnamon crust. Mon dieu, un délice. Puis nous avons largué les amarres vers PEARL STREET MALL. Pour ceux qui ne suivent pas, c'est la rue magique où se trouve les pièges à carte visa, où Marine et moi dépensons tout notre argent, mais rue grâce à laquelle, on a carrément la classe. American Apparel, Volcom, un magasin vintage awesome de chez awesome. Ils avaient des tonnes de déguisement d'Halloween : le plus génial, celui du sapin vert accroché à mon rétro depuis 2 jours, qui me donne une bonne odeur de pin et de forêt magique quand je rentre dans mon tank. Si j'avais eu 40$, je l'aurais acheté. J'aimais trop Marine en indien, bien que le moment le plus magique ait été lorsque elle est restée bloquée dans sa tunique, à faire une crise de panique. J'en ris encore. Tellement drôle ! Puis, le pêché, le mal, l'enfer : UO. Je comptais économiser pour un manteau ou bien trouver un manteau : je suis ressortie avec de la lingerie canon, un blazer canon et un débardeur transparent en dentelle à trou trou canon (Oui, je mets des choses tellement transparentes qu'on voit mon nombril à travers le haut). Comme ça, on dirait pas, mais je vous jure que tout mis ensemble, c'était tellement parfait, un don du ciel, que je ne pouvais pas dire non. Si je serais repartie sans je pense que je m'en voudrais encore. Donc je ne vous dis pas combien j'ai claqué car ça va vous énerver mais je peux vous dire que c'était facilement 70% de ma paye. Ah ah. J'assume, je suis presque toute nue sous ma veste (le haut troué, NDLR) mais j'ai absolument la classe (sinon, mes chevilles vont bien). En même temps, pour votre gouverne, marine a du acheter 9 paires de chaussures, des fois les mêmes paires en couleurs différentes, donc je crois que je ne suis pas la plus grave en achats compulsifs. Bon, ok, j'achète des t-shirts transparents qui ne cachent rien et qui sont très chers mais qu'est-ce qu'ils sont beaux !
Ah je vous ai pas dit non plus qu'un des vendeurs de Urban Outfitters est totally in love with me. Vu qu'on vient toutes les semaines quasiment, il nous connait. Et il me collait toujours toujours : Is everything allright for you ? gnagnagna. La semaine dernière, non, il y a quinze jours, je vais dans les cabines des hommes pour essayer mon tas de vêtements et c'est lui qui était là. Sans rire, il a toqué au moins 6 fois à ma porte pour me demander si tout se passait bien. Et je voyais qu'il avait envie qu'on sympathise. Hier, bien sûr après son éternel collage, c'est lui qui encaisse mes achats excentriques. Passons les formalités : comment ça va ? tout s'est bien passé ? etc... il me demande ma carte d'identité et mon code postal WTF ? marine, on ne lui a rien demandé du tout. Puis il me demande si j'ai des plans pour le week-end, je dis "we'll see, we might hang out on the Hill tonight". Il me dit "ben moi hier, je suis allée dans une maison hantée, c'était super effrayant, tu devrais essayer". Je l'ai regardé avec l'air le plus dédaigneux que je pouvais avoir, et c'est pour dire, je sais regarder de travers ! Et je lui ai dit : I'm not a big fan of this kind of stuff. Et il me dit "well, fair enough" et j'eus cru entendre un "au moins j'ai essayé à son collègue" mais je ne suis pas sûre. Alors autant il avait gagné des points avec son nouveau style (il est passé de hip-hop à pantalon noir et chemise kaki très militaire des années 50 (retro = sexy), retroussées au coude (=sexy), laissant découvrir son tatouage sur l'avant bras (+100 points for you !) et il avait une barbe de trois jours (+120 points). Il dépassait presque le seuil du "potable". Mais alors, s'il s'avait la chute qu'il a fait dans le classement avec son histoire de maisons hantés. Franchement, est-ce que j'ai une tronche à aimer les maisons hantées ? C'est comme les fêtes foraines et le bowling. Je suis aigrie, il ne le savait pas, maintenant il le sait. On n'est pas fait l'un pour l'autre.
Bref, on rentre chez Marinette, on se pomponne et on essaye de regler des problèmes de collants, en vain (on a boussillé un jean aussi, enfin agathe, prise d'élans créatifs à défoncer le jean de marine en voulant en faire un short). Puis nous descendons la rue des caribous pour prendre le bus pour aller manger sur The Hill. On teste un truc de sandwichs toujours blindés, super sympa. Agathe-qu'il-ne-faut-jamais-écouté-niveau-bouffe, suggère que pour se caler, il faudrait mieux prendre un 14inches de long plutot qu'un 7inches de long. J'ai fait la conversion, ça fait presque 36cm de long. Les filles mangent un BLT et moi, un délicieux Californian (ils ont autant de sandwichs carnivores que végétariens, au top) : avocat, creamcheese et sprouts (des pousses de choses que les gens bizarres végétariens ont l'habitude de manger). Bien sûr, j'ai gagné, j'ai presque réussi à engloutir le sandwich en entier, mais on a du bien jeté pour 10-12$ de bouffe. On est allées ensuite sur le campus, le ventre bien tendu (et on a vu un RACOOOOON), pour rejoindre Ethan afin d'aller à un spectacle d'impro de son copain que je peux pas dire son surnom. Je me marre trop pendant tout le long. Surtout quand un des mecs du groupe a imité un Pineapple-tree, j'en pouvais plus tellement c'était con. Puis, nous nous retrouvons dans une soirée dans une coloc d'étudiants. Une maison de 7 mecs qui ont une table de beerpong (je reviendrais sûr ça) gigantesque. On arrive, ils regardent le basket dans le canap', la loose. Puis, Ethan nous propose un shot de liquor. On le suit, intriguées, sans être convaincues. Puis nous découvrons, le ski-shot. Sur un ski, quatre verres à liqueur fixés à intervalles fixes. On se met 4 à côté et on soulève le ski en même temps pour boire en même temps (donc très vite). J'ai de la vodka plein le nez, atroce. Mais je pouvais pas refuser cette invention très très drôle. Puis, arriva l'heure du beer-pong ou comment Marine et Agathe, team de choc ont été ratatinées par Ethan et Amandine. En gros, les règles : tu as une table, des gobelets rouges de bière à moitié remplis de chaque côtés, disposés en triangle comme au billard. Le but c'est de lancer la balle dans les gobelets des adversaires, si la balle tombe dedans, ils doivent boire. Je crois que beaucoup de gens peuvent témoigner : je suis un cas social en ce qui concerne les rattrapages de balles en tout genre. Mon frère et mon père se moque de moi car j'ouvre les bras au lieu de me préparer à attraper. Enfin, le lancer c'est pareil, je suis une grosse gourde nulle. Donc, eux, visent nos gobelets très vite, donc on enchaîne la bière pipi de chat, très vite. Ça me monte très très vite au cerveau du coup, les règles, ben, on ne les suit plus trop et notre infime talent est complètement dévasté On est nulles, on fait n'importe quoi. On se marre trop. On monopolise la table pendant des heures si bien que tout le monde nous regarde car ils en ont trop marre et ils veulent jouer ! Après c'était parti, je ne me souviens pas trop : j'ai rencontré un grec qui n'était pas grec, un allemand qui n'était pas allemand, un pot de colle qui a tenté mille fois de me tripoter et que j'ai failli mille fois le claquer en retour, un roux sympa (ça arrive), un chinois avec un polaroid. J'ai fait mon éternel truc de pote bourrée chiante : mes mains en coeur et mon air romantique, et je chante "chalalalala, chaalalalaa" en espérant que le présumé couple s'embrasse. Après, j'engueule un des deux en lui disant qu'il est un empoté car ils ne se sont toujours pas embrassé. J'ai fait passer plein de messages (notamment sur le fait que les américains sont prudes). J'ai fait de la balançoire. Et je me suis à moitié endormie en attendant une pizza dans une pizzeria. J'ai râlé parce que j'aime pas qu'on m'appelle ni Baguette (tout le monde le fait, c'est désespérant) ni Dude. J'ai mangé une énorme part de pizza (j'ai fait attendre tout le monde alors que je le savais qu'on était là que pour moi, pour mon ptit caprice alors que techniquement, manger une pizza à 2h du mat, ça fait parti des trucs interdits par le règlement du ventre plat). J'ai fait pipi derrière une église. J'irais en enfer. On a pris un taxi. Et j'ai mangé une demie tablette de chocolat que la gentille maman de marine m'a offerte. J'ai dormi sur un tapis de gym et ce matin, ben, j'avais la gueule de bois pardis.
Mais c'est marrant de se réveiller et au bout de 5minutes se taper un fou rire car "Le gros s'appelle Douglas" et en repensant à Ethan qui nous dit les seuls trucs qu'il sait dire en français : "je suis le petit fromage", "je suis le pamplemousse". On a des vidéos, preuve à l'appui.
Puis, j'ai quitté les filles pour aller acheter des baked beans à l'autre bout de Boulder. J'ai traversé The Hill en folie (car game des BUFFS ce soir) (l'équipe de football américain de CU). J'ai eu le droit à un super commentaire de la nana de starbucks : tu es au couleur de CU ? non, j'ai juste inconsciemment mis une veste en cuir noir et une échapre moutarde. Je lui ai répondu un sec "no, I don't care about the game" (ce qui voulait dire : bouge toi le cul à me filer mon soy latte double shot d'expressos). Et enfin, j'ai trouvé le store mais il était fermé pour inventaire, grrrrr. Retour à la maison, j'ai répondu à des mails, je comate et j'écris cet article car la soirée était awesome et il me fallait de la raconter avant d'oublier des détails importants.
Comme par exemple, qu'à Denver on a vu des gens courir en laisse (ce qui a vexé Marine que j'oublie d'en parler).
Ce soir, Euchre-Night, je vais jouer aux cartes all night long (au moins !). Et demain : GRASSE MAT, HELL YEAH !
Ethan, Amandine et Marine
Le fameux ski shot !
Bisous les lapinous, je vous aime tous autant que vous êtes.

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