Ce que m'a dit un américain bourré, chiant, pot de colle (nom de code : jaune) quand il essayait de prononcer mon nom. Généralement, l'américain a du mal et m'appelle souvent "ayette". Qui plus est, avec son copain alcool, les facultés d'élocution en prennent un sacré coup. Bref, ce type que nous avons esquivé en se cachant derrière des gens dans la rue, est un des nombreux étudiants que nous avons rencontré ce week-end.
(Je dis nous, ça veut dire Marine et moi, ça va de soi, mon acolyte de Colorado, ma partenaire de fous rires sans fin et de phrases sans sens, de dialogues sans queue ni tête et d'actions invraisemblables)
I go out on friday night and I come home on saturday morning.
Samedi
AWESOME
Dimanche matin, la défaite.
Snow on the mountains
Photos de Marinette
Je commence par le début, ça vaut mieux.
Vendredi, midi, j'arrive chez Marine dans sa maison au milieu des caribous (ok, là, elle va lire ça et dire : "c'est pas des caribous, c'est des rennes" mais franchement ce mot caribou me plait plus que renne) avec un sandwich et une salade chacune de Panera Bread. Ensuite, après une mission "éjection de ses kids qui mangent bio de sa chambre", nous j'engloutis le repas (Marine mange à vitesse normale) et nous nous dirigeons sur le campus, notre QG, pour rejoindre Emily, une copine d'Ethan qui est un copain de Marine. Elle nous emmène dans son dorms (les vrais dorms comme dans les teen movies) et dans sa classe. La prof est choubidou mais fait plein de fautes. M'empêcher de la corriger et d'exploser de rire quand dans le livre nous trouvons des absurdités du genre "le Sénégal, une contrée de la France". Bon, pas gagné, on s'est un peu tapé fou rire sur fou rire. Les américains apprennent "je t'emmerde" et "fous le camp", nous on apprend des trucs dans le genre "It's raining today". Woohoo. Il y avait des gens marrants (et incroyablement sexy, un mec qui parle français avec une belle voix + un accent américain à couper au couteau + un regard qui veut tout dire = mon dieu, agathe et marine ont bientôt besoin d'un massage cardiaque car elles vont faire un syncope). Puis, nous allons boire un café avant de se diriger spontanément vers Flatirons. Le mall au giganstesque Forever 21 de Broomfield.
Je vous explique le truc : nous avons envie de dépenser des sous, sauf que si on va chez Urban Outiftters, on va claquer vraiment trop de thunes. Donc faisons stratégique. Après des longs bouchons et une tempête que j'avais l'impression que ma voiture allait s'envoler et, bon, vu qu'avec marine, nous ne sommes pas les reines du self-control mais plutôt de la panique rapide, on se voyait déjà dans un ouragan (marine) et moi, la voiture retournée sur le bas côté, après 4 ou 5 tonneaux. Il y avait cette luminosité que j'adore, quand le ciel est noir et que le soleil éclaire les maisons et les arbres aux couleurs de feu. Trop beau. Sauf que quand on ouvre la porte de la voiture, la porte s'arrache limite. Comme si elle se claquait, mais dans l'autre sens. Trop flippant.
Bref, ensuite, nous nous empressons de trouver Forever 21. Nous remplissons des énormes (vraiment énormes) paniers avec notre sélection de pulls, jeans, chaussures, jupes etc... J'achète presque des boots à talons camels puis je me concentre sur un jean noir et un débardeur en soie avec des oiseaux. Mais, Marine, Voix de la sagesse, me propose de ne rien acheter et acheter le lendemain à Denver. Nous reposons tout à l'arrache n'importe où dans le magasin. Sauf que par tout, l'inconscient de Marine avait compris sa carte bleue aussi. 10 minutes plus tard, alors qu'elle voulait checker combien elle avait sur son compte, elle se rend compte qu'elle l'a perdu et vraisemblablement, l'unique explication est "le panier près de la caisse où j'ai laissé le collier éléphant". On retraverse le mall en courant limite et on retrouve la carte bleue. message de Dieu : vous ne deviez pas acheter des choses à Forever 21, personne n'a prit la carte de Marine, ça veut dire que vous pouvez dépenser autant que vous voulez chez UO. Ok Dieu. Message compris.
On reprend mon char pour aller à Bouler, sur Pearl Street. Parallel Parking MAGNIFIQUE, je deviens une pro de la voiture. Je me rabats voie de gauche sans panique, je fais des U-Turn au feu rouge sans me faire dessus et je me gare comme il faut ! Yay ! Et on court, littéralement, jusqu'à UO. On passe, à peu près, une heure dans le magasin. Le vendeur avec qui j'ai manifestement une touche me fait chier à me demander cent fois si everything's fine by me. Oui, j'ai trouvé des bottines parfaites mais je n'avais aucune tenue pour affronter le programme du week-end. Encore heureux, Dieu le gentil nous a donné un American Apparel à 200mètres de UO. Donc j'essaye des vêtements à tomber par terre. Canon de chez canon. Et je craque pour une robe chemise grise et une jupe noire moulante taille haute méga belle. Je suis refaite de la tenue pour sortir. J'ai suffisamment de cernes et perdu mon bronzage pour me tartiner de fond de teint. Donc après un détour par le liquor store où nous sommes sorties bredouilles (car vous comprenez la carte d'identité française n'est pas un papier officiel. Déjà qu'on ne peut pas acheter un bon vin avant 21 ans, faut avoir toujours son passeport avec soi) et un plat de pâtes englouti sur la moquette de Marine et une canette de Guiness avec une boule en plastique dedans (si quelqu'un connaît la raison, please let me know), nous nous préparons en vitesse pour aller festoyer sur le campus. On fait quelques photos souvenirs avec la grosse boule bleue, car je l'aime ce machin. On est pompettes et heureuses. On a des photos marrantes. Top départ. La rue sombre où les renards, les belettes, les racoons et les caribous aiment se promener main dans la main la nuit nous terrorise. Donc cramponnées l'une à l'autre, nous descendons la rue en s'éclairant du flash de l'appareil photo de Marine. On sursaute à chaque tronc d'arbres ou décos d'Halloween (quelle idée !!) qui ressemblent à un humain ou un caribou. En attendant le bus, on se fait flasher par une voiture de police. Je suppose qu'ils voulaient vérifier qu'on ne fumait pas ni ne buvait sur la voie publique. Puis un gars tout chelou tout bourré vient s'asseoir à côté de nous et se prend l'arrosage automatique dans la gueule. Il est trempé, il fait moins quinze. Drôle. On attrape finalement le bus et on descend à University Hill. Plein d'étudiants de partout. Les filles ont troqué leur minishort de pétasse pour des jupes raz-la-fouf. On compte se faire inviter dans une soirée de frat'house (alpha gamma omega whatever !) mais nous rencontrons un écureuil mort.
On panique. Il se trouve que Marine est aussi syphonnée du bocal niveau phobies débiles et elle aussi a peur à en crever des animaux morts et elle aussi a presque fait une crise de nerfs quand son poisson rouge est mort. Donc on saute sur place, on agite les bras, on crie. Grosses niaises, here we are. Un mec se marre sur un banc. Il a un pantalon beige (suspicion de canonitude car le pantalon beige est souvent synonyme de canonitude). On lui demande ce qu'il y a à faire dans le coin ce soir. Il nous dit "je vais à une soirée, vous voulez venir ?". Bien sûr qu'on veut. Même si tu voulais qu'on lèche le corps de l'écureuil mort avec toi en chantant des chants ouzbèques, je crois qu'on l'aurait fait. On arrive donc dans une soirée dans une coloc (à la weimarienne). Avec un fût de bières, des gobelets rouges et du beer-pongs. Ecureuil et copain-casquette (nom de code de celui qui nous a emmené et de son coloc canon) nous parlent et disparaissent. Des mecs du Montana nous tapent la causette. Puis une des filles de la coloc, complétement pêtée. Elle nous claque les fesses. Weird. Puis une méchante fille, trop belle, mais trop conne, nous demande ce qu'on fait là, qui on connait et comment on est arrivée là. On se retrouve toute seule dans un canap, l'enchantement du "oh my god y a des françaises faut qu'on leur parle" est passé, on se sent abandonnées et on se fait chier donc on se casse. Puis en passant par les toilettes, on rencontre Steven. Un gars qui fait ma taille. Qui est bar-tender dans un marijuana bar et nous demande cent fois si on veut fumer, si on fume, si on veut de la weed. Il comprend pas que non, pas notre trip, et que ça ne fait pas de lui un mec sexy mais un mec ringard et dégueu. Va savoir comment et pourquoi, je lui ai donné mon numéro de téléphone et il me harcèle depuis.
On cherche un taxi, désespérément. On rencontre jaune (le gars du début), deux autres mecs qui nous vénèrent parce qu'on est françaises. On se rend compte que notre nationalité nous ouvre des portes avec tous les dégueulasses d'Amérique. On se rend compte qu'ils ne savent pas qu'en Belgique on parle français : "ah mais vous parlez quelle langue entre vous ? tu parles français ? Ah c'est parce que c'est à côté". Et ces jeunes gens qui demandent ça sont étudiants dans une université de renom. ça fait peur.
On trouve un taxi qui nous fait esquiver les caribous sauvages de la rue noire de Marine et on va se coucher dans son frigo (il fait moins quinze dans sa chambre). 9h et quelques le lendemain matin, nous voilà en forme et réveillée. On déjeune un chocolat chaud de folie et des méga bonnes tartines : chocolat, peanut butter etc.. puis, nous allons nous prélasser dans le jacuzzi. LE PIED. C'est mon nouveau but dans ma vie, comme Marine, avoir un hot-tub dans mon jardin. J'adore. Ça fait des bulles, c'est chaud, ça chatouille et ça masse. Trop top. On se fait les ongles et on écoute de la musique. Quel bonheur !
Puis, on se prépare et hop, direction DENVER ! On passe une journée géniale, pleine de rires et de shoppings et de folie et de bouffe dégueulasse (mac do, soit disant smoothie bizarre, ce qui nous a voulu la mission C, je n'en dirais pas plus). Après des bonnes heures de crapahutage, nous finissons dans la Tattered Cover Bookstore où on lit Glamour, des livres de graphic design et des magasines d'art dans un canapé vintage. Cette librairie est la mieux du monde. On est crevées alors on décide de rester encore avec un thé glacé acheté sur place (un truc à te faire vomir encore pire que le smoothie, super dégueu, infusé depuis cent ans, tellement âpre !) et une table et un magasine cool, en attendant d'avoir des news d'Emily qu'on devait rejoindre après. Puis, des français nous demandent si on parle français. On discute avec eux une petite demie heure. Ils sont de Paris, science-po 3ème année et ils font une année à CU. La chance. Nous les envions, nous les nannys qui passons notre temps avec des enfants de 8 ans. Le truc le plus fou, en plus de rencontrer des parisiens, c'est que : je connais un mec à science-po paris, un mec qui bossait avec moi chez Elgi et ils se trouvent qu'ils le connaissent aussi. Fou. Ils nous parlent des frat'house et on discute sur la tolérance de l'alcoolémie des underage people par la police locale.
Après cet épisode francophone, nous allons chercher des cabines d'essayage pour se refaire une beauté et acheter des collants (il fait -25°C, c'est définitif et j'ai déjà la gorge en feu donc on va essayer de ne pas trop être malade). On fait des photos encore et encore car Denver c'est beau, c'est chouette, c'est fou. Puis on va manger dans le resto où j'avais mangé avec Mary. Tellement bon. Seul hic, c'est nos derniers dollars. Nous n'avons plus un rond. Ni Marine ni moi. Faute au shopping, faute aux starbucks. La soirée sera donc arrosée à l'eau. Ceci dit, je conduis donc l'eau est de rigueur. On se dirige en direction de Washington Park pour le concert du groupe d'Ethan (le copain de Marine). On roule pendant une heure. On se perd. Tout ça, c'est la faute de la mission C, d'un cadeau tombé du ciel que j'ai refusé et que dieu m'a fait payer. Je crois que j'ai jamais autant ri pour un truc aussi débile. Ah ah ah. J'en ris encore, j'ai mal au ventre.
On arrive au concert dans un resto classe. Marine est en mode méga groupie. Et moi, comme vous me connaissez je préfère me la jouer détachée méga discrete limite si je peux me confondre avec les rideaux je le ferais. Elle a un sourire béat. Elle fantasme sur les manches de guitare. Moi je suis rabat joie. Vu que je ne sais pas faire la différence entre un son de piano et d'une clarinette, et vu que je suis pas in love avec les guitares, le temps passe lentement. So lentement. Si bien que nous nous amusons à renommer tout le groupe : il y a belette, chorale, bras, casquette, jules, bérêt. Je kiffe bras et jules. Ils sont beaux et chantent bien. Ils font une reprise de lady gaga a capella juste magique. Vraiment au top. Finalement, 3h de concert plus tard (je ne rigole pas, je vous ai dit que c'était loooong), nous sortons dans la rue prendre l'air. Un couple génial s'engueule. Le mec court après la nana. On dirait une bédé. Ils arrivent de gauche, puis de droite. Pleurent. Cri. Se disputent au milieu de la rue. Un taxi déboule à toute allure avec une portière ouverte. On se croirait dans un film. D'ailleurs, on fait des films. Flou net, flou net, flou net. Encore un fou rire. Puis, le groupe sort. On discute avec eux. On nous invite à l'afterparty. Chez Ethan. On le suit sur la route, on croit se perdre, on tourne à l'arrache au dernier moment. Avec de la musique fort car agathe s'endormait pendant le concert donc vaut mieux prévenir que guérir. On arrive à Golden dans sa maison gigantesque. On chante léa elle est parisienne etc. Puis, le reste du band arrive. Jules et Bras sont là. Le chanteur du groupe s'appelle Beau. Son prénom c'est beau. Son nom de famille c'est bohlen ou un truc dans le genre. Les potes de son père l'appelait bo' donc il appelé son fils beau. Dur à porter. Sauf que par chance, il le porte plus que bien. Bras, le pianiste-trompettiste barbu bloque sur nous. Puis, on joue à un drink-game. J'en peux plus, je meurs presque de rire. Une des règles lorsqu'on pioche une carte, c'est de dire un truc à la fin de chaque chose qu'on dit. Ils ont choisi "in my ass" pour les filles, et les garçons doivent dire "i like it in my ass". Comme ça, ça semble pas drôle. Mais il y avait un mec hilarant qui n'arrêtait pas de dire de la merde. Il était drôle de chez drôle. Do you like it in your ass, I like it in my ass. Ok, private joke pour marine, mais nous ça nous fait rire. On a failli mimer des positions sexuelles, il fallait citer toutes celles qu'on connaissait, mais nous françaises que nous sommes, nous ne savions pas le nom anglais donc marine allait tout simplement suggérer de les mimer. Bref, je peux pas traduire par écrit comme c'était drôle mais ça l'était tellement. On a fait fantasmer tous les mecs en parlant de ça en français entre nous. Le pouvoir de la langue française. "I wish I could film it" nous a dit bras. Bref, on picole. On rigole. On va dans le jacuzzi. J'aimais plus bras que jules mais jules s'est mis en maillot de bain et la voix grave et belle de bras est tombé à -5 sur l'échelle du torse de jules. On a fait trempette alors qu'il caillait dehors, une salade de jambes dans les bulles (on était 8 dans le jacuzzi). Puis on est tous allés danser comme des fous furieux dans le basement sur de l'électro qui fait du bien. Enfin, on fini par aller se "coucher". J'ai à peine dormi (1-2h) car mission c toujours de vigueur. Le retour ce matin (9h, car l'américain ne connait pas l'hangover et se lève à 7h) était dur. Encore heureux, Starbucks is here et un café latte + extra shots espressos m'a sauvé la vie car mes reflexes étaient très limités et je ne sais pas comment j'aurais pu conduire. Je pose Marine chez elle et en profite pour mettre à terme la mission C.
Retour à Longmont, chargée de sacs de shoppings, de photos géniales, de fatigue et d'un week-end génial. Ethan, Emily and co sont trop cools. Marine me surprend toujours par sa coolitude aussi. J'aurais pas pu mieux tomber (et en ce moment même j'écoute "you got a friend in me" de toy story, au top !). 2h de coma intense et je roule la tête dans le pâté vers Fort Collins pour aller picker up les kids. il pleut, il fait gris. Il fait moins quinze. C'est dur de chez dur. mais les enfants sont compréhensifs et jouent et discutent avec moi. Ils me manquent les week-ends quand même mes choupinous. Mais ça y est, c'est fini, on est dans le canap, on regarde Toy Story 2 car on est tous crevés et qu'il fait froid. Et ils rigolent comme des fous et j'adore les voir rire <3
Love you guys mais vous m'en voulez pas, je risque de rester ici. Je vais me marier avec jules ou écureuil ou bras.
PS : je suis méga fatiguée donc y a peut être des trucs qui veulent rien dire, des fautes, des trucs inintéressants.
PS 2: Cadeau des neuneus


.jpg)





















1 commentaire:
La boule dans la canette de guiness contient du gaz avant l'ouverture de la canette, et quand tu l'ouvres ça crée une dépression ou je ne sais quoi et le gaz se mélange à la guiness plate pour avoir le plus de ressemblance avec une pression.
Voilà merci mon coloc Alex (fan de guiness) qui à fait un exposé sur cette boisson l'année dernière.
Enregistrer un commentaire