J'ai commencé à vous écrire un article bilan de mon année américaine. Mais il est beaucoup trop long et je ne l'ai pas terminé alors je vous le posterai le 1er août 2011. Un an jour pour jour après avoir quitté la France.
En attendant, je vais essayer de vous raconter ce qui c'est passé dans ma vie, un peu. Car si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais.
Samedi dernier, je suis allée à Denver Downtown avec Julia. Nous avons fait quelques magasins de touristes, où je me suis achetée une bague d'indien magnifique. Non, ce n'est pas une bague d'art indien, c'est littéralement, un indien, sa tête - en bague. Elle est grosse, elle est belle. Je l'aime. Ensuite, on s'est pomponnées et on a bu des cocktails au 27ème étage de l'hôtel dans lequel la host de Julia avait une chambre pour la nuit. J'ai bu un cocktail au concombre, c'était tellement bon (j'aime pas les boissons sucrées donc bon). La vue était magnifique sur le Pepsi Center, Ellitch's garden (un parc d'attraction), les collines rouges qui abritent Red Rocks et les Rockies, ensoleillées par un coucher de soleil digne du Colorado. Puis, nous sommes allées manger des pâtes et boire une Fat Tire (une bonne bière de la New Belgium Brewery) (les micro-breweries sont une des raisons pour laquelle je suis triste de quitter ce pays). Enfin, on a rejoint une copine de Julia à Brothers, un bar/pub de Market St. Un monsieur, Patrick, nous a payé deux Gin & Tonic à la suite. Pourquoi ? Son copain sexy (un militaire d'une trentaine d'années habillés comme dans les années 50 avec des tattoos de marins sur le bras et de la gomina dans les cheveux) nous a fait signe de venir. Le gros Patrick (chauve) (à croire que si tu t'appelles Patrick tu es forcément gros et chauve, c'est dingue ces prénoms qui veulent tout dire...) trouvait Julia canon et son copain trouvait que je ressemblais à Marilyn Monroe. Ils revenaient d'Irak et n'avaient pas vu de femmes depuis très longtemps (on est d'accord, je ne me considère pas comme une femme hein... mais bon, que veux tu, ça doit être une histoire de boobs) donc Patrick nous a payé nos verres et puis il nous a dit qu'on avait pas besoin de rester avec lui. Donc on s'est barrées. Quand notre verre était terminé, copain tatoué nous a ramené un verre plein et nous a dit "it's from Patrick". Thanks Patrick. Puis la host de Julia nous a rejoint et elle nous a littéralement rempli notre verre à chaque fois qu'il était vide, bière, G&T, tequila shot, red headed slut... (ce qui n'était pas plus mal vu la musique affreuse qui passait : un mélange entre NRJ, Fun Radio et M6 music) (j'ai pas écouté la radio française - à part France Inter/France Culture et Nova - ni regardé la télé depuis que j'étais au lycée donc je ne suis pas très à jour). J'ai du arrêter très vite car mon micro corps n'encaisse pas autant que Julia et sa host qui font 5 têtes de plus que moi et qui sont bien barraquées. Je suis donc restées accrochée à la barrière, là où il y avait du vent (on était sur un toit de bar) et j'ai discuté avec vingt mille personnes. Puis, on est parties à la fermeture où allelujah, j'ai pu m'acheter un burrito végétarien chaud et trop bon. Les burrito, les quesadilla, les tacos... maaaah comme ça va me manquer ! On a pris un petit vélo taxi jusqu'à l'hôtel, mes deux compagnes ne tenaient à peine debout. Le lendemain matin, explosée, j'allume mon portable et je vois un sms "Hey, it was really nice to meet you. I'll text you when I get back from Vancouver". Aucun souvenir. Apparemment, il s'appelle Ryan le garçon, mais je ne me souviens pas du tout à quoi il ressemblait ! Dans tous les cas, je pars dans 1 semaine et demie, je m'en tape un peu de Ryan ! Après une douche revitalisante, on est allées petit-déjeuner en bas, un gros gros buffet trop bon où je me suis gavée de pancakes, de bagel et autres délicatesses américaines.
L'après-midi même, ma famille d'accueil partait dans le Wisconsin pour visiter le grand-père. J'avais donc la maison pour moi toute seule. J'ai fait la fête pendant 6 jours. C'était génial. Non blague ! Dimanche, j'ai dormi et mangé de la glace. Lundi, j'ai fait du tri/rangement dans mes affaires, hé oui, je commence à emballer mes affaires... baah :'( ! J'ai ensuite grillé à la piscine. Mardi, j'ai vu ma copine Maisie toute l'aprem et la soirée. On devait aller à la piscine mais il s'est mis à pleuvoir. J'ai d'ailleurs découvert une super blague de la Ford Winstar (la voiture du road trip). J'ai changé les essuie-glaces car ils étaient tellement vieux et rouillés sur leur support qu'ils ne nettoyaient rien du tout et conduire sous la pluie c'était comme conduire dans un aquarium. Depuis, ils ne marchent plus. Enfin si, ils marchent uniquement lorsque le clignotant gauche est enclenché. Ce qui est d'un pratique ! La solution est donc de rouler avec le clignotant à gauche s'il se met à pleuvoir. Histoire de passer pour une freak totale sur la route. Par chance, là où on va, l'Utah, le Nevada, l'Arizona, la Californie, je ne suis pas sûre qu'on soit très embêtés par la pluie.
C'était cool de voir Maisie, on a traîné sous un front porch d'une maison sur the hill (le quartier étudiant) de Boulder pendant des heures avec des cidres à la framboise, à se raconter nos vies et refaire le monde. Sa copine Adriana nous a rejoint, elle était trop chouette et intéressante. A 20 ans, elle est partie toute seule plusieurs semaines dans le Wyoming et le Montana faire des randos, en dormant dans sa voiture. Cette fille est mon héros. J'aurais eu aimé avoir les couilles de faire ça. On est allées à Half Fast par l'arrière cuisine vu que j'étais la seule majeure ici et encore, la seule qui ne buvait pas car je conduisais. L'ironie du sort. Donc je les ai regardé boire des shots et des long islands ice tea avec leur copine super cool et des gens qui bossent à half fast sub, des mecs tellement typiquement américains. Le lendamin, je me suis réveillée à 6h45 pour dire au revoir à ma petite Julia qui rentrait en Allemagne. Bah, ça m'a tellement rendue triste. J'ai aussi oublié ma carte d'identité dans le sac de Maisie du coup j'ai du retourné à Boulder. On est allé mangé une salade à Whole Foods et j'ai pris mes baskets et ma motivation et je suis allée randonner à Chautauqua. C'était magnifique. Et ressourçant. Bon, j'ai un peu flippé parce qu'il y avait des ours et des mountain lions en activité dans le coin et que j'étais toute seule. C'est peut être pour ça que j'ai fait 5,8 miles en 1h20 et quelques. Je courais limite dans la descente. Je sais ce qu'il faut faire si je me retrouve face à un mountain lion : me faire grande et lui faire peur. Ils sont gentils les rangers mais comment tu veux que je fasses peur à un animal plus gros qu'un chien avec ma taille et ma carrure ! J'ai ensuite essayé de vendre quelques vêtements à Buffalo Exchange que je ne voulais plus et que je ne peux pas ramener en France. J'ai vendu 3 trucs, échec ! J'ai ensuite fait un tour au farmer's market de boulder et j'ai mangé des mean tamales, sous conseil de maisie. C'était tellement bon. Par contre, j'ai testé le Kombucha. Plus exactement, le "organic raw kombucha - multi-green" (un truc de hippy qui fait du yoga, je vous marque les notes : "reawaken, rethink, retain, reactivate, relive, rebirth, repurpose, rebuild, reclaim, restart", "enzymes+probiotics+detoxifiers"), hé bien j'ai failli vomir dans ma voiture. J'ai googlé le truc en rentrant chez moi, c'est du thé fermenté, à bulles. C'est vraiment immonde, un espèce de jus de légumes pourris, macérés dans du thé vert pourri, c'est pas bon du tout, pourtant je ne suis pas difficile (j'aime les jus de légumes que personne n'aime, je mange des pousses bizarres et des trucs comme ça). Et vu que j'ai banqué $4 dans ce machin, je me suis forcé à en boire la moitié, je ne me sens pas renaître du tout, au contraire, en ce moment même, je suis plutôt mal (3 jours de minimum 5h de soleil sur le crâne et d'exercice et peu de nourriture car il fait trop chaud pour manger) !!!
Jeudi, j'ai fait une journée piscine puis je suis allée marcher pendant 1h. Du coup, j'ai été malade comme un chien ensuite. Beaucoup trop de soleil sur ma tête, beaucoup trop déshydratée. Et ce jusqu'à hier soir, où j'avais le ventre en vrac, la nausée, des vertiges et un mal de tête pénible (comme si j'allais éternuer mais que je n'éternuais jamais). Vendredi, j'ai donc comaté presque toute la journée à part une virée au supermarché où j'ai du m'assoir en plein milieu tellement j'avais des vertiges. Le soir, ma famille est revenue et les enfants sont repartis avec mon host. Junie est venue chez moi et on a discuté en mangeant une salade qui a du la dégouter des légumes à vie (un truc de fille végétarienne chiante : chou rave, yellow squash, carottes, salade, ail, poivron vert, citron, pousses, tout bio, tout cru, miam !).
Samedi matin, on a pris le windstar (qui est monté à 89mph sur l'autoroute) (je doublais une voiture qui me gavait et qui était chiante donc qui a accéléré pour que je n'arrive pas à la doubler, je n'ai pas roulé à cette allure tout le long) avec les enfants qu'on a posé à Fort Collins pour cause de père en retard et on est montées dans le Wyoming, Junie, Johnny Cash et moi. Ce n'est pas un mythe, il n'y a rien dans le Wyoming, et encore, on n'en a pas vu beaucoup. Le Wyoming est peuplé de 500,000 et quelques habitants et la plus grande ville Cheyenne est plus petite que Longmont, Colorado (et pourtant, Longmont, c'est pas la folie !). On a garé notre voiture à un park'n'ride et un bus jaune d'école est venu nous chercher pour nos emmener aux Cheyenne Frontier Days. Bien sûr, j'avais mon nouveau chapeau de cow boy sur la tête, ma bague d'indienne et mes chaussures d'indiennes, je sais qu'il faut choisir un camp mais je n'avais pas encore de santiags et une chemise plaid, vu la chaleur, ce n'était juste pas possible. Tout le monde portait des Wrangler's et des Stenson en paille. Les Santiags étaient chaussures officielles. Nous avons pris des tickets pour le rodéo le plus grand des Etats-Unis (en extérieur), le Daddy of'em all. Et on est allées s'asseoir entre deux couples de cow-boys. La première épreuve était du Bull Riding. Essayer de tenir 8 secondes sur un taureau musclé qui se cabre comme un dingue. D'ailleurs, je ne sais pas comment un taureau est capable de se cambrer autant. J'étais la seule en panique qui me bouffait les doigts à l'idée que le type se fasse piétiner par le taureau énervé ou alors qu'ils fassent mal au taureau quand ils l'attrapaient au lassos pour qu'il s'en aille de l'arène. Ensuite, il y avait une épreuve avec que des étudiants, dont le plus cool, majeur de littérature anglaise et accessoirement cow boy. Eux, ils faisaient du cheval déchainé. Je me demande ce qu'ils font aux chevaux pour qu'ils soient autant pas contents. J'ai peur qu'ils les piquent ou quoi avant - minute SPA BONJOUR ! Ensuite, il y avait une épreuve où ils devaient être sur leur cheval et sauter sur un taureau à côté et l'immobiliser au sol façon judo. Un mélange de lutte et de cow-boying. ça s'appelle d'ailleurs le bull wrestling, la lutte contre taureau. Ensuite, ils devaient attraper le taureau au lassos, l'immobilier et lui attacher les jambes. Pauvre bête. Puis il y avait de la course de chevaux de femmes. On s'est promenées dans la tente marché, où on a vu des vrais de vrais participants du rodéo, avec leur dossards encore accroché sur le dos.
Cette journée était folle. C'était fascinant. Non seulement pour le sport en lui même mais de se dire que c'est une activité du quotidien de certaines personnes. Pour eux, ça n'a rien d'exotique, c'est leur vie professionnelle, leur passion. Ils ne sont pas excités par l'idée de santiags et des chapeau, c'est banal pour eux. Un vrai monde parallèle, qui semble injoignable et pourtant, j'aurais aimé apprendre tous les secrets des cow boys. Ça fait un peu cheesy de dire ça, mais c'est quelque chose qui m'intrigue tellement. Pas les festivals ou les concerts de country ou les rodéo, la vraie vie des cow-boys. Les vrais de vrais. Je trouve ça beau et émouvant. Non pas que je fantasme totalement sur les cow-boys, leur attirail et leur façon de bouger le bassin, pas du tout. J'ai envie d'apprendre à faire du cheval west style. Galoper dans des plaines et des montagnes. Je sais que si je veux faire du cheval en France, je vais me retrouver à faire de l'équitation et ça, vraiment, ça ne me plaît pas. Je crois que c'est donc le plus gros regret de mon année, ne pas avoir essayer d'apprendre plus de choses sur les cow-boys et aussi, de ne pas avoir de real cow boy boots, dans un autre registre !
Le soir, j'étais tellement mal à cause de ce mal de tête qui me tuait que ma soirée s'est résumée en énorme cinnamon rolls et 7 litres d'eau et un épisode de House avec ma host qui était tellement tellement tellement stressant que j'ai du finir mon livre pour me changer les idées. Je me suis encore couchée après une heure et levée à midi, je n'arrivais jamais à récupérer un rythme normal.
Depuis, j'essaye d'écrire cet article en faisant des millions d'autre chose débiles en même temps et là, je vais aller marcher avant que les enfants arrivent parce que trop d'ordinateur, c'est pas bon !
Bisous mes loulous
Last coffee together Downtown Denver.
<3 <3 <3
From 27th floor, Hyatt Hotel, Denver.
Belle Maisie <3
Boulder Chautauqua
Ah les couchers de soleil du Colorado
Howdy Cow Boy !
Junie, la frite et moi.
Tellement cliché.
Les deux hommes de ma vie.
Yeeeehaaaa !
Pour Junie <3
Là j'ai failli tomber par dessus la barrière car je sautais, barrière qui ne faisait pas plus de 80cm de haut, merci la sécurité.
Love
La bague de ma vie
Une vache pas contente en laisse
Love pour de vrai.
Ringard
LOVE
<3
La position de cow boy (tentative un peu ratée)
LOVE
LOVE
Beau truck
Il n'a rien à faire dans le Wyoming à part sauter dans les champs.
Belle !
Position de cow-boy tentative 2
Yeehaaaa !
Cow-boy
Yeehaaaa !
Racoon Power !
LOVE - C'est sûrement un de mes derniers articles alors ne m'en voulez pas pour la longueur !
2 commentaires:
Agatheuuu... c'est vachment bon le Kombucha (enfin, le fait maison). Ca ressemble un peu au kéfir de fruits.
;)
Anne-Laure
Ahah Anne-Laure, ça ne m'étonne pas de toi - celui de Whole Foods, le magasin bio, aux "multi-greens" était infâme ! J'espère que tout va bien au musée ! Bises
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