mercredi 22 juin 2011

I still can't kiss my own neck

Mes petits chats,

Je n'ai pas grand chose de bien intéressant à vous raconter mais je vous fais un petit article quand même pour vous donner des nouvelles, des images, de la musique, des bisous et car... avouez-le, je vous manque, je le sais ! J'ai aussi bu beaucoup trop de café aujourd'hui pour dormir maintenant (il est 23h35) et je suis en vacances alors demain je peux dormir jusqu'à 16h30 (je dois partir à 17h30 pour un meeting de filles au pair à Red Rocks Amphitheater pour voir un film en plein air (A fish called wanda !) dans des magnifiques roches rouges..) (bien sûr que je vous montrerais des images !)

Vous savez comme je déteste les au-revoir ? hé bien sachez que ça y est, ma phase émotionnelle de pré-départ a commencé. Aujourd'hui, j'ai accompagné les enfants à l'aéroport car ils partaient en Floride pour 10 jours chez leur grand-mère. C'était la première fois qu'ils prenaient l'avion tous seuls comme des grands (d'ailleurs, y a qu'en France qu'on se fait arnaquer avec des pochettes gigantesques qui servent à rien autour du coup. Ici, ils ont juste une petite bande autour du poignet (le même genre de bandes que tu as en soirée/festival/concert). De les voir comme ça, si grands, si responsables et surtout de savoir que je n'avais plus que 2 semaines et demies avec eux, ça m'a tellement émue que je me suis mise à chialer comme une conne en attendant que l'avion décolle. Le pire, c'est que je les revois dans 10 jours. Imaginez ce que ça va être le départ départ. Ah. 

Je préfère ne pas en parler, ne pas penser à ça. Penser plutôt au fait que j'ai trouvé des belles sandales en cuir à $9 au lieu de $70 chez GAP car il y avait 50% off sur les soldes. Bon, c'était du 36 1/2 et je fais un bon 37 1/2 - 38, du coup, les chaussures, qui sont constituées de multiples lanières oranges (oui, c'est l'été, les 3 derniers trucs que j'ai acheté sont vert, rose et orange... pause de noir et de blanc !) transforment mes pieds si délicats en saucisson. Des vraies rosettes. Je les ai aux pieds depuis 16h cet après-midi et je souffre le martyr mais j'ai pour but de les agrandir (c'est du cuir, le cuir c'est comme le jean, plus tu le portes, plus il se détend) (c'est donc pour ça que je dors avec un short en jean des années 80, à l'époque où le stretch n'existait pas et que quand le jean est propre, il est techniquement impossible de le fermer, de plier les genoux, où même de s'asseoir) (l'autre possibilité serait de faire sérieusement attention à ce que je bouffe et à faire du sport de manière régulière et constante plus que comme moyen d'évacuer mes excès de stress mais cette solution est innenvisageable quand on est moi). D'ailleurs, en parlant de stress, je ne sais pas si c'est ma nouvelle renaissance de bobo qui sommeillait dans mon corps américanisé (j'essaye de manger bio et/ou sain le plus souvent possible, je prends de la racine de valériane en tisane et j'évite le café et je dépense plein de sous dans des magasins bios) (pas vraiment pour le café mais je fais genre j'évite le café) ou si c'est parce que c'est l'été, ou tout simplement parce que j'ai fait des choix de flemmardes (consistant à tirer un trait sur les candidatures qui me donnaient presque un ulcère et faire ce qui me plait depuis le début mais pour lequel je n'ai pas d'avenir) (dans tous les cas, je vais avoir des chèvres et des abeilles et faire du fromage et du miel en écrivant des bouquins donc je ne vois pas pourquoi je pense à faire des études), mais je suis dix mille fois moins stressée de la vie. Je dors sans somnifère, j'ai pas le dos tendu comme un string et je suis vachement plus deux de tension et débile (c'est un bien, croyez moi)

Du coup, pour revenir à mes études. Si j'avais envie de faire des recherches en urbanisme, c'est parce que je pensais devenir "riche" un jour (pour moi, la richesse consiste à pouvoir avoir un appartement qui a plusieurs pièces, partir en vacances de temps en temps et pouvoir boire 4 bières dans un bar sans se dire "putain, je claque toute ma thune) (avoir un job un peu plus qu'au smig devrait faire l'affaire donc). Si je ne voulais pas faire le master que je faisais l'an dernier, c'est parce que j'avais peur qu'il ne mène à rien. Mais j'aime le contenu, j'aime l'approche des études culturelles. Il me semble qu'elle est la méthode de recherche la plus objective et à la fois la plus personnelle et actuelle qu'on puisse utilisée pour étudier des problèmes contemporains. Je n'avais pas envie d'aller à Paris. Mais mon frère va prendre l'appart que j'étais sensée avoir à Lyon donc du coup, hé bien, je vais sûrement me retrouver à Paris. Bizarrement, je ne vis pas ça comme le pire des calvaires. De un, parce que je compte me donner à fond dans mes études (oui, oui, je dis ça tous les ans, comme les résolutions du premier janvier récurrentes "j'arrête de ronger mes ongles et de faire des crises de boulimie", si vous verrez mes mains maintenant et si vous imaginiez juste la taille du brownie que j'ai mangé dimanche...). De deux, parce qu'après un an à Longmont avec la vie sociale digne de Robinson Crusoé, à avoir Boulder à 30mn et Denver à 1h, habiter à Paris, toute seule mais avec plein de famille et copains autour, près de tout et seulement à 2h de Lyon, ça sera aussi facile que de "sodomiser une motte de beurre tendre" (désolée, ce n'est pas de moi, mais je suis tellement fan de cette expression écrite par la géniale auteur de Girls and Geeks (vous êtes forts et gentils et vous trouvez le lien sur le côté droit de mon blog) - ceci dit, certains sont ravis que ce ne soit pas de moi, je le sais). De trois, parce que je suis pas défaitiste et que si Paris+Agathe l'année dernière c'était du caca d'oie transgénique, ça ne veut pas dire que Paris+Agathe 2011-2012 ne sera pas la meilleure chose qu'il va m'arriver dans mon existence ! Qui sait, je vais peut être trouver un riche millionnaire quadragénaire, l'épouser, le tuer, le faire rire jusqu'à ce qu'il s'étouffe avec son dentier et hériter de vingt-sept comptes en Suisse et aux îles Caïmans. Ce qui me permettrait, non pas de faire des dons au Japon (je boycotte ce pays à cause des Pokemon - l'invention la plus lobotomisante du monde) mais de financer ma vie, ce qui est, soyons clairs, le plus grand problème auquel je fais face à présent, à cause des mes précieuses ambitions incommensurables (s'il vous plait, ne prenez pas ça au premier degré car la prochaine fois qu'on annonce la fin du monde pour ceux qui vont brûler droit en enfer, je serai la première à faire le voyage, et Hadès m'enverrait directement dans les profondeurs du Tartare au lieu de me faire faire un tour sympatoche sur l'île des bienheureux).

Bref, tout ça pour dire, que j'ai un peu retrouvé le moral, s'il existe une telle chose qu'une "perte" de moral - car j'ai réalisé que dans 2 semaines, je vais avoir 23 ans. L'âge auquel ma mère était mère. Et j'ai réfléchi et je me suis dit que Ô Grand Dieu, j'avais bien le temps avoir des enfants. J'en suis bien bien loin (et quand bien même, je veux un enfant toute seule, je sais que c'est impossible mais je ne veux pas partager mon bébé, ne pas avoir à imposer le prénom que j'ai choisi (car il est bien entendu hors de question que j'accepte un compromis ou le nom de l'arrière-grand-père Colombin ou de la grande tante Marie-Bécassine), ne pas avoir à gérer des différents sur les principes d'éducation ou même sur ce que je vais leur donner à manger) (c'est impossible malheureusement, à part si je suis la réincarnation de la Vierge Marie, ce qui en fait, ne m'étonnerait pas) (c'est aussi impossible que d'embrasser son propre cou, comme le dit la très belle et chouette chanson de Wye Oak - Civilian). Récemment, j'ai beaucoup réfléchi aux genres d'engagements qu'on prend pour la vie (les seuls que j'ai pris sont assez ridicules : deux tatouages que j'aurais toute ma vie) (je suis aussi engagée avec mes amis et ma famille mais je n'ai rien signé, c'est un engagement qui se fait naturellement). Je me suis demandée quel déclic pouvait on avoir qui nous donnait envie de se marier et d'avoir des enfants et plus être jeune ? Je ne veux/peux pas prendre de décision qui ne me permettrait pas de faire demi-tour. C'est pour ça qu'il m'est impossible de décider ce que je veux faire quand je serai grande. Je ne veux pas fermer des portes ouvertes. Je veux pas me retrouver à 45 piges et dire: " oh, j'aurais du faire ça." Du coup, bien sûr, la projection petit mari/pavillon de banlieue/2 gamins/1 monospace/samedi soir = pizza/des vacances dans la Drôme: ça me fait une peur bleue mais ça me dégoûte aussi à mort. Car oui, je vais avoir 23 ans dans 2 semaines, oui, je suis toujours étudiante, oui, je n'ai pas "construit mon avenir", oui, je n'ai pas de fiancé, oui, je ne sais même pas où je vais être dans 2 mois (et même 2 jours mais ça je reviens dessus plus tard). Mais vraiment, je préfère cent fois pouvoir dire pour mes 23 ans : "oh, j'ai vécu en Allemagne, aux Etats-Unis, j'ai voyagé toute seule ici et là, j'ai fait une licence de ça et une autre de ça et un master de ça et j'espère un doctorat de ça, j'ai eu un appart de 10m2 à Paris constitué d'une pièce qui faisait salle de bain - toilettes - cuisine - chambre - salon - bureau dans lequel mes culottes propres sentaient le curry et mon évier de cuisine avait des traces de dentifrice, mais qui avait un balcon et une vue sur le Sacré Coeur, j'ai fait des stages à tels et tels endroits, j'ai vécu avec une famille pendant un an et j'ai vu leurs enfants grandir, ma première voiture était un minivan 7 places de 1996, j'ai développé des relations skypiennes avec mes meilleures amies, j'ai eu des colocs timbrés, j'ai enterré un poisson rouge au métro Poissonière et j'ai pris l'ambulance en Amérique, j'ai habité dans  8 villes différentes et j'ai eu je sais pas combien de points de chutes différents, j'ai été dans deux écoles maternelles et trois écoles primaires différentes, dans deux collèges, un lycée et trois universités. j'ai un frère, deux demi-frères et deux demi-soeurs, une maman et un papa, une belle-mère et un beau-père, un père d'accueil et une mère d'accueil, j'ai eu cent coups de foudre mais jamais d'amoureux..." Plutôt que : "J'ai habité à tel endroit toute ma vie avec ma soeur/frère et mes parents, je suis allée dans la même école maternelle, la même école primaire, le même collège et le même lycée. Je suis allée à la fac dans ma ville. J'ai fait une licence X et le master X qui est la continuité. J'habite avec mon copain dans un appartement à 5 minutes de chez mes parents, on va se marier l'année prochaine. J'ai une nièce, un neveu et un beau frère. J'ai une clio et une machine à laver. Je suis allée en vacances à Ste-Maxime tous les ans depuis que je suis née et en hiver, je vais à Praloup."

(à noter, je n'ai absolument rien contre Ste-Maxime, Praloup, les clios ou les machines à laver. C'est juste que si j'avais cette vie là, vous m'auriez retrouvez pendue à ma rambarde d'escaliers depuis facile 15 ans.)

Bref, je voulais juste vous dire coucou et je finis par vous faire un roman. Tout ça pour conclure que même si je suis une éternelle insatisfaite, que j'ai souvent le moral en bas des chaussettes, que je déborde de sentiments et de stress que je ne sais pas extérioriser et que je flippe ma race dès que je pense à l'avenir et à prendre une décision (l'intégralité de mon corps tremble intérieurement rien que d'en parler, vous pouvez pas le voir car ce sont mes organes qui tremblent comme s'ils étaient en manque et qu'il leur fallait une dose d'héro assez rapidos), je suis quand même ravie d'avoir ma vie, elle pourrait être mieux mais elle n'est pas non plus miteuse, et je ne voudrais pas en changer pour rien au monde. Je travaille dur à la rendre satisfaisante, et tous les obstacles qui sont sur ce chemin sont douloureux, certes, mais avec mes gros muscles et le réconfort exceptionnel des mes copines de coeur, de ma famille (toutes mes familles), je vais réussir à les réduire à néant.

Il est minuit 19. Je commence à avoir mal partout. Ou plus exactement, j'ai VRAIMENT mal partout - jusqu'à maintenant c'était des douleurs localisées (mes pieds saucisson, ma tête et mon estomac (merci le Vine St Pub). Là, je crois que même mes os des fesses font mal. Il faut dire que la journée a été longue et épuisante : levée tôt, 1h de route pour emmener mes kids à l'aéroport, tout le tralala de l'aéroport, la surémotivité, 1h30 de route pour rejoindre denver downtown car je me suis perdue et que j'ai failli mourir parce que la route se finissait en Dead End (non mais ce panneau il me fait vraiment flipper à chaque fois DEAD END, genre tu vas vraiment mourir alors qu'en fait, tu as largement la place de faire demi-tour à chaque fois) du coup j'ai fait un méga détour car la route a disparu d'un coup (et que j'avais fait un méga détour). Une salade très bonne mais fatiguante car j'ai eu la super idée de la manger en plein soleil (et je vous l'ai déjà dit, le soleil du Colorado, c'est pas du soleil de tapettes) et 3h de promenade et de shopping dans Denver avec Julia, sa kid et la copine de sa kid puis j'ai repris la route pour rejoindre Junie à normalement à peine 10mn de voiture de là où j'étais garée sauf que c'était l'heure de la sortie des bureaux et que je me suis perdue et que j'ai fini par trouver ma route mais j'ai fait un méga détour. J'en pouvais vraiment plus de la vie au moment où je l'ai retrouvé. Mais on a quand même repris la voiture pour trouver un coin sympa pour boire un coup. Puis on a repris la voiture pour aller à manger car on avait faim et on a finit au Vine St Pub, le frère de mon endroit préféré de Boulder, le Mountain Sun Pub Brewery. C'était super cool, Junie est folle et j'aime les gens fous. On s'est grave rincé l'oeil (les filles cet endroit a une densité impressionnante de beaux gosses. Tatoués pour la plupart, je sais bien que c'est sûrement que mon fantasme, mais ils étaient choupinous). J'ai mangé un truc trop bon d'ailleurs, appelé Tempeh Reuben (normalement je prends toujours des quesadillas (délicieuses) et une stout (ma bière préférée, une bière bien sombre, pire que la Guiness, limite plus amère que du café trop fort), des sortes de graines marinées et cuites ensemble. Trop bon ! Je vais fabriquer ça en France. Et un Turtle Cheese Cake, rien à voir avec l'animal, mais des couches de caramel, chocolat, cheese cake et noix de pécan. Délicieux aussi. Puis rebelote une heure de voiture pour rentrer à la maison et être avachie à moitié sur mon lit à moitié sur ma chaise pour vous écrire un article bien trop long. Voilà, je suis en mourrance totale. Je suis fauchée aussi. Demain, je dors, je range ma chambre, j'organise ma vie et je trouve des sous. 

J'ai pourtant très envie d'acheter des billets pour Portland ou Seattle... J'ai eu un coup de foudre pour ces coins (et pas que) mais c'est vraiment irraisonnable. En même temps, on est jeune et aux Etats-Unis qu'une seule fois. Qu'en pensez vous ? Est-ce que je peux faire ça ? Vivre de façon spontanée et me casser sur la côte ouest juste pour le romantisme de l'expérience ? Ou se dire que cool une fois ne veut pas dire cool deux fois et que non, c'est une mauvaise idée et que je ferais mieux de me relaxer dans le Colorado (à comprendre = glander et claquer ma thune inutilement ?). 

aaaah ! Allez, Adieu mes petits chats, je vous donne plein de photos, dont plein plein d'Hedi Slimane. Il est talentueux cet homme. Ses photos me plaisent, me touchent et me parlent. Oui, c'est comme ça, une sorte de symbiose métaphysique (je vous ai dit qu'il était tard et que j'étais en phase terminale de n'importe quoi sinon ?) 

AMOUR <3 

Quelques chansons relativement cools que j'arrête pas d'écouter dans ma voiture et que je connais par coeur du coup. 

I like the way you walk - The Donkeys
Tighten Up - The Black Keys
Civilian - Wye Oak
Abducted / Go outside - The Cults
Used to be / 10 mile stereo / Norway / Take Care - Beach House <3
Beat and the pulse / Lose It - Austra <3
Airplanes - Local Native
Juniper - Y La Bamba
Any Fun - Coconut Records
More than life - Whitley (la version sur wearehunted.com)
So it goes - Akron/Family
Screws get loose - Those Darlins
Le dernier album de Metronomy (of course)
Lights - Ellie Goulding
Always everything - Sin Fang
Last night at the jetty - Panda Bear 
Do what you will - Papercut
Bill for the use of body - Chain and the gang





saphia c'est pour toi, pour l'année prochaine. 



l'origami est devenu mon passe-temps, encore pire que jouer au scrabble (et caser sang regles et sexe dans la même partie, et rire) sur mon iphone. 

H.Slimane
H.Slimane
(je crois que je vous l'ai déjà mis ce gif mais je veux bien écouter slayer avec lui, slayer quoi)





H.Slimane









Pardon pour cette horreur, mais je devais faire partager. 




Beach House

Si j'avais ton âge, tu serais mon amoureux. 


















(Plein de H.Slimane encore)



Pardon aussi pour cette horreur mais je devais aussi vous le faire partager. 

J'ai vu Midnight In Paris, je suis amoureuse d'Ernest Hemingway et de Marion Cotillard



  (C'est vraiment très grossier mais j'imagine ça dans un powerpoint de soutenance de mémoire et ça me fait rire)







<3








Encore Hedi Slimane, tellement chouettes photos (elles viennent toutes de son "diary" en ligne)



J.D 



(je vous préviens, je me prépare le même t-shirt)

 Une dernière de Hedi Slimane et puis j'arrête car cet article est vraiment gigantesque.

AH NON VOILA, IL FALLAIT FINIR PAR DU RÊVE ET DE LA MAGIE EN POT

3 commentaires:

Noémie a dit…

Mmm, JD au piano, Midnight in Paris, et un Folie pour ma soutenance...tu me fais rêver Agathou!

Anaïs a dit…

"J'ai habité à tel endroit toute ma vie avec ma soeur/frère et mes parents, je suis allée dans la même école maternelle, la même école primaire, le même collège et le même lycée. Je suis allée à la fac dans ma ville. J'ai fait une licence X et le master X qui est la continuité. J'habite avec mon copain dans un appartement à 5 minutes de chez mes parents, on va se marier l'année prochaine. J'ai une nièce, un neveu et un beau frère. J'ai une clio et une machine à laver. Je suis allée en vacances à Ste-Maxime tous les ans depuis que je suis née et en hiver, je vais à Praloup"

AHAHAHAH c'est un peu moi ;) enfin en caricature ;)

Non mais promis juillet 2012 je suis au chomage et je prend une année sabatique.

Bisou ma fleur :* contente de voir que le moral va mieux !

Anne-Laure a dit…

Pfoulalalaaaaa...

Tu me fais rire Agathe, tu me fais penser a qui ? A moi !

Bon, alors :
- Ta mère t'a eu à 23 ans, ton âge aujourd'hui. Ben la mienne aussi elle ma eu à 23 ans. Et elle n'a pas l'air plus épanouie aujourd’hui qu'hier. Quand ta propre mère te dis : "ah je peux les compter sur les doigts d'une main les années de bonheur" (sachant que j'ai 37 ans et mon frère 34... On se pose des questions sur le bonheur que peuvent apporter les enfants, non ?).

- Tu as 23 ans et tu ne bosses pas, encore étudiante. Baaaah, moi j'ai commencé ma vie professionnelle qu'à 27 ans en bossant au SMIC chez un négrier durant 4 ans.

- Les vacances dans la Drome, Praloup, la Clio, la maison etc. Je sens là tout ton humour... Je te confirme qu'avec des enfants on entre dans un univers plus casanier. Ceci dit, nous, si on pouvait se passer de voiture on s'en passerait. Dans un an Louise ira à l'école : plus besoin de voiture pour aller bosser ! Youpi ! On a une voiture, une maison, deux enfants, mais... J'ai un potager bio, je fais mon pain, du yoga au lever le matin (quand les petits ne se réveillent pas à 6 heures), je teste plein de recettes de cuisine que je partage avec mon entourage (d'ailleurs ta recette des croquants a essaimé dans une bonne partie de la Savoie), je m'amuse avec ma sorbetière à tester plein de recettes de glaces au yaourt (gingembre, thé matchs, eau de rose, fleur d'oranger), ma maison en bois sent le bois humide quand il pleut et la résine quand il fait chaud ainsi toute l'année on se croit un petit peu en vacances à la montagne. Finalement, on en fait bien ce qu'on veut de sa vie en disant F - - K aux modèles dans lesquels la société et les magazines voudraient nous faire rentrer.

Profite, c'est tout. Seattle, Portland... oui, ma foi tu est débrouillarde, un poil malchanceuse ou poisseuse (à lire tes aventures) certes, mais pleine de vie ! Fais juste ce que tu veux !