lundi 13 septembre 2010

You should stop talking.

Guten Morgen Sonnenschein !

Ici, Longmont, terre brûlée du peuple enrhumé. Je prends quelques minutes pour vous faire part de ma condition physique exceptionnelle : Ma voix, après avoir ressemblée au bruit que fait un réacteur dans lequel un vieux bout de plastique se serait coincé, se rapproche de celle d'un adolescent qui mue, avec des pointes de cris de cochon qu'on égorge. En gros, pas sexy... J'ai tendance à dire que la voix cassée a un fort fort pouvoir sur les individus du sexe opposé (ou du même sexe intéressés par le même sexe) (ou des animaux qui fantasment sur des humains) donc j'attends patiemment que ce stade arrive. Pour l'instant, elle n'est pas cassée, elle est juste.... moche. Puis un coup elle sort et produit un son rocailleux, un coup, comme je disais, ça fait un microson aigu et après, que du vent et rien ne sort. Mes sinus couinent et chantent à l'intérieur de ma tête. Mes oreilles crispent et croustillent comme des gâteaux qu'on écraseraient avec une pierre. Mes yeux sont soulignés par des valises - que dis-je valise- des containers bleus ! Quant à mes cuisses, mes fesses et mon ventre (car oui, ça vous intéresse, vu qu'on ne se voit que sur skype, et encore, des nouvelles sur mon physique semblent être appropriées), après avoir rattrapées leurs formes de jeune fille, les cookies, les pizzas et les hamburgers du week-end auront dégradé leur silhouette pour devenir un peu plus flambyesque (du mot flamby). Demain, vu que j'irai mieux, j'ai décidé. Et que finalement, je pourrais respirer de manière normale, j'irais au club de gym. Courir, faut pas pousser. Y a deux jours, j'avais de la fièvre depuis 48h. Hier soir, je me suis endormie comme une naze sur le canap à 19h. Vous ne croyez quand même pas que je vais louper cette excuse ? Quelle opportunité pour ma flemme d'être malade ! Je suis enrhumée donc paresseuse - c'est lié, ça va de soir. Pas de sport pour moi.

L'autre jour, je vous disais que j'allais vous tenir au courant de mon éventuelle bénévolat lors de la soirée caritative. Ça coule de source : j'ai décommandé. Bien sûr, quand j'ai appelé j'avais pas encore ma voix de vieille fumeuse alcoolique donc c'était pas trop crédible et je suis tombée sur qui. MIGNON CUTE BOY. Je le reverrais jamais de ma vie. Vendredi matin, alors que je devais aller faire du shopping avec peut-être Marine et Julia, Julia m'indique qu'on va prendre le ptit dej chez Mélanie. J'avais déjà mangé des gaufres au nutella - sveltitude, paix à ton âme- j'ai remangé des pancakes et des toasts au nutella et beurre de cacahouète. On est quand même aller shoppinguer ensuite. Sauf que de la fièvre et une respiration par la bouche m'a fait acheté des trucs inutiles : un pyjama (normal quand on n'a qu'une envie, c'est d'aller se recoucher) (d'ailleurs il aura servi tout le week-end) et une robe en soie méga méga belle mais chère, courte et exposeuse de culotte (moindre souffle de vent, je me retrouve en culotte devant l'école des enfants) (pas que j'ai pas l'habitude, mais ce sont des enfants et des mères au foyer américaine - à comprendre en jogging coute que coute). Le soir, j'ai donc profité de ma décommandation de bonne action pour comater intensément et jouer aux cartes (j'ai encore gagné - la chance a tourné). Samedi matin, je me lève bien dans le pâté mais motivée car Mary et moi devions aller à Denver pour faire une sortie en bus magique (je vous expliquerais en temps et en heure) et boire des mojitos. Finalement, pour cause de moral en berne, de trucs pas funky et de maladies stagnantes, on est restées à la maison. Petit dej au mousseux-jus d'orange (un mimosa que ça s'appelle). Puis on a joué aux cartes, et j'ai encore gagné, puis tricoté (et j'ai encore fait des noeuds en trop et du tout recommencer) et regardé des films (PRECIOUS : ouah !!! pas du film super light mais tellement bien joué. DATE NIGHT : de la bonne comédie américaine bien comme il faut) et des épisodes de Scrubs. Journée glandouille me direz vous mais rien que de monter dans ma chambre au premier étage me donnait la tête qui tourne. Même me lever tout simplement.

Dimanche, marre d'être un molusque, on se motive. Marine et moi avons prévu d'aller dans les montagnes. Pour cause de bus loupé et de timing un peu short, on décide d'aller au Carter Lake (après un huge burger et un tour chez supertarget au rayon gâteaux multicolores et multiformes (un cookie bob l'éponge, ça vous dit ? un cupcake en forme et couleur de l'automne un gâteau d'anniversaire en forme et couleur de princesse ?) pour acheter du sucre et des calories yummi yummi conditionnés en une boite de 20 cookies succulents et une carte du Colorado) près de Loveland (quel beau nom de ville). C'est beau. Des grandes prairies grillées par le soleil et la chaleur, des chevaux qui gambadent, des barrières blanches, des ranchs rouges en bois (oui, oui comme dans les films) avec des noms tellement jolis : "Luckyranch"... Roulant le coeur en fête, on voit un gros champignon de fumée s'envolant dans le ciel. Malheur. Encore un ! Marine, championne du monde des incendies, en une semaine dans le Colorado, elle aura approché de près, très près, deux big, giant fire. On s'arrête faire des photos - on se gare pas car faut payer 7$ et qu'on est radine (je suis). On continue notre périple en suivant les chemins de la carte neuve. Et là, paf, on tombe sur une route avec des voitures garées sur le côté, des camions télés et tout le monde sur les toits des véhicules. On s'arrête et on fait pareil. On voit des flammes. Des hélicos. La fumée qui galope sur la forêt et descend la montagne à toute vitesse. Panique à bord. J'ai du mal à respirer alors l'idée d'être prise dans la fumée m'angoisse. On redemmare, j'enlève le frein à main, et la voiture s'avance d'un demi mètre. Suffisamment pour toucher la voiture de devant. Bien sûr, le conducteur était sur son toit, donc il a senti le "choc" (si on peut appeler ça un choc). Honnête que je suis, je descend et je lui demande si y un problème. Je vois rien, absolument rien. Puis il regarde de plus prêt et me dit "oh si là vous voyez". Y avait rien. Et il me montre un truc 20cm plus haut que là où j'avais "tapé". Il prend mon numéro et mon nom, je veux pas lui donner les infos de l'assurance car mes host-parents n'étaient pas au courant et que je voyais rien à réparer sur la voiture. Trop énervée à l'intérieur, mais je suis restée sereine et gentille avec eux. MIRACLE AGATHE GERE SON EXCITATION. On repart bien énervée, encore heureux que 2 cookies sucrés apaisent les troupes. On va vers Horsetooth Reservoir car je veux montrer à Marine comme c'est beau. Cette fois-ci, on s'est garées à un autre endroit et on a pu descendre près de l'eau lire le guide du routard (chacun ses lectures). Après avoir récupéré les enfants, retour à la maison. On explique à Mary et Scott le truc de la voiture, ils me disent que c'est typique. Des gens qui veulent m'arnaquer - une jeune française qui a l'air toute paniquée etc, on va la faire payer !!! Il ne m'a toujours pas appelé, Scott veut lui parler. Je ne payerais pas car il n'y a aucune raison pour que j'ai abimé sa voiture sans ayant le contact allumé et surtout 30cm au dessus de où j'ai sensé "tapé". La suite de ma soirée = endormie comme une vieille crêpe sur le canap' pendant que la maman lisait une histoire. Au top.

Quant à aujourd'hui, je suis allée au Flatiron mall avec Julia. Après un White Mocha du coffeeshop de Longmont (même mieux que Starbucks, car moi aussi je veux me la jouer anticapitaliste .. ah ah), on prend la route, apprend que dans le Colorado, il est autorisé de téléphoner au volant mais pas d'envoyer des messages (Quelqu'un voit-il un problème ?) et nous arrivons dans cet énorme temple de la consommation. Direction Forever 21. Le magasin qui a tout compris. Y en a pour tout le monde à tous les prix. J'y trouve des trucs assez hypes, des trucs qui pourraient être du sessun, des trucs qu'on pourrait voir sur garancedore, des trucs qui sont dignes de Pimkie, des trucs que même la pire des poufs en France ne porterait pas. Ils sont à fond dans le trip indien, oiseau et plumes, donc je kiffe. J'ai un t-shirt dreamcatcher. Et un pull méga méga large gris noir bizarre qui fait "je suis prof de yoga et de hip hop en même temps" (tout un concept). Ensuite, je me suis fait lamentablement arnaquée pour un falafel. $8,50 pour un pain pita avec 4 falafel, une feuille de laitue et une rondelle de tomate avec un 1 coca light ! Super petit, super pas bon. Je me suis achetée un bretzel trop bon à 4$ après. ça fait cher le repas dans un food court (une grand espace avec toutes sortes de restauration rapide, un peu ce qu'il y a sous la pyramide du Louvre) de centre commercial. Bref, là, je vous raconte des détails qui font du blabla et qui sont pas intéressants.

Parlons de choses frissonnantes, étourdissantes, ahurissantes. Hier, donc, pour en revenir. Marine et moi avons été prises dans un feu (comme elle dit "on dramatise la situation") et vu qu'on est plutôt nice, on vous a fait des photos. Voici les miennes les lapinous, dans le désordre car un truc que je ne comprends pas avec Blogspot, c'est que je ne peux pas changer l'ordre de mes photos... donc tant pis pour vous, c'est un peu un puzzle.

Le feu vu de la route au retour.
Marinette et le réservoir
On dirait un volcan
Too beautiful to be true.


La même route que j'ai déjà pris en photo

Sur mon ordi, en zoom on voit les flammes. Pas vous.
Scarry !
J'adore la ptite cabane au bord de l'eau
Beau.

Ma copine marine.
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C'est ouf, non ? Moi ça m'a fait peur. Sachant que celui de la semaine dernière était le plus gros de l'histoire du Colorado et que même la France en a parlé à la télé.

Sinon, aujourd'hui, vu que j'ai mangé des cookies pour le goûter. trop. J'ai dit à Scott que je sautais le diner. Et il me félicite et me dit "Welcome in America". Doux jésus.

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